Révision du budget de l'UE : la Pologne pousse en faveur de la solidarité

Lors de sa première visite à Bruxelles, le président polonais Bronis?awKomorowski a souligné son soutien continu envers l’assistance européenne des régions et agriculteurs les plus pauvres, en amont des discussions budgétaires qui auront lieu plus tard cette année.  

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Lors de sa première visite à Bruxelles, le président polonais Bronis?awKomorowski a souligné son soutien continu envers l’assistance européenne des régions et agriculteurs les plus pauvres, en amont des discussions budgétaires qui auront lieu plus tard cette année.

 

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a répondu que la Commission soutien l’approche solidaire mais qu’elle a également besoin de l’accord de tous les Etats membres.

S’adressant à la presse hier (1er septembre), M. Komorowski a dit que son pays ferait appel de manière répétée à davantage d’intégration européenne. La Pologne va prendre la tête de la présidence tournante de l’UE après la Hongrie, pendant le premier semestre 2011.

Contrairement à son prédécesseur eurosceptique Lech Kaczy?ski, qui a trouvé la mort dans un tragique accident d’avion (EURACTIV 10/04/10), M. Komorowski est perçu comme un fervent partisan de l’intégration européenne, mais à l’image de la plupart des dirigeants polonais, il ne demeure pas moins intéressé par donner à son pays une place prééminente au sein de l’UE.

Un nouveau moment politique semble arriver à présent […]la Pologne s’intéresse au renforcement de la solidarité dans l’Union européenne, a dit M. Komorowski, utilisant un mot emblématique qui revêt un sens puissant pour l’histoire récente de son pays et de l’Europe.

Au début des années 80, l’organisation syndicale Solidarno?? a été un instrument utile pour accélérer la chute du régime communiste, non seulement en Pologne mais à travers tous les pays d’Europe de l’est.

Nous sommes ouverts à la fois pour participer à toutes les décisions qui seront une expression de la solidarité et en même temps nous nous attendons à ce que les fonds de cohésion soient maintenus, a dit M. Komorowski, faisant référence à la politique de financement régional européen. Il est très important de rendre la solidarité réelle aux différents stades de l’intégration européenne, pour les différents pays, a-t-il ajouté, grâce aux services d’un interprète.

La Pologne est prête à s’engager dans certains projets qui ne sont pas nécessairement une obligation pour nous, comme par exemple ces choses liées à l’adhésion à la zone euro, a dit le président polonais.

Le message de M. Komorowski pourrait être interprété comme le signe que la Pologne est prête à participer au plan de renflouage de la Grèce, qui avait été rejeté par la Slovaquie, membre de la zone euro (EURACTIV 18/08/10). En retour, Varsovie souhaiterait que les politiques de redistribution en faveur des régions les plus pauvres continuent à représenter une partie importante du prochain budget européen, a-t-il expliqué. Le président polonais a également fait référence aux paiements directs pour les agriculteurs, qui selon lui devraient utiliser les mêmes règles que jusqu’à présent.

Nous souhaitons participer dans ce genre de projets, parce qu'ils sont une expression de la solidarité européenne, a insisté M. Komorowski.

En réponse, M. Barroso a dit avoir lutté toute sa vie pour les fonds régionaux européens. En effet, le Portugal, son pays de naissance, a été l’un des plus importants bénéficiaires des politiques de cohésion depuis son adhésion en 1986. Mais ce qui importe à présent est le soutien de tous les Etats membres de l’UE, a-t-il ajouté.

M. Komorowski a poursuivi sur la note de solidarité, faisant référence à des relations avec des pays en dehors de l’Union. Avec M. Barroso, il a évoqué le partenariat oriental. Plus tard, avec le président du Parlement européen Jerzy Buzek, il a dit que Varsovie se battrait pour une meilleure intégration européenne avec la Moldavie.

S’exprimant aux côtés de M. Buzek, M. Komorowski a également recommandé le renouvellement du Triangle de Weimar, un groupe impliquant la Pologne, l’Allemagne et la France, qui avait été actif avant l’adhésion de la Pologne à l’UE en 2004.

Après Bruxelles, M. Komorowski se rendra à Paris et à Berlin.