Rénovation du Parlement européen : les députés font marche arrière
Les eurodéputés ont fait marche arrière sur leur projet de rénovation de leur bâtiment principal à Bruxelles, évitant, selon eux, un scandale réputationnel.
Les eurodéputés ont fait marche arrière sur leur projet de rénovation de leur bâtiment principal à Bruxelles, évitant, selon eux, un scandale réputationnel.
Les eurodéputés ont accepté de revoir le projet de rénovation du bâtiment Paul-Henri Spaak à Bruxelles lors du vote du budget de l’UE pour 2023, mercredi (19 octobre) à Strasbourg. La proposition de rénover le bâtiment, qui abrite la chambre plénière, pour un coût estimé à 500 millions d’euros, avait été portée en commission du Budget par les membres du PPE et de Renew Europe.
La proposition avait toutefois suscité des critiques quant à la volonté des eurodéputés de dépenser une telle somme dans un contexte de crise économique européenne.
Dans le même temps, les eurodéputés ont rejeté — par une mince majorité d’une voix, menée par le PPE et Renew Europe — une tentative du groupe socialiste & démocrates (S&D) d’annuler le projet d’achat par le Parlement du bâtiment Osmose à Strasbourg. Cela doit se faire dans le cadre d’un accord d’échange qui permettrait de convertir le bâtiment Salvador De Madariaga, qui abrite les bureaux des députés européens et des fonctionnaires, en hôtel.
Si les socialistes se réjouissent de l’annulation des travaux de rénovation, le projet d’achat d’Osmose reste « tout simplement scandaleux », selon le député européen S&D Nils Usakovs, porte-parole pour le budget.
Il est encore temps de bloquer l’achat d’Osmose, qui, selon M. Usakovs, « n’est pas neutre en termes de coûts comme le prétendent ses partisans » : les eurodéputés ont quatre mois pour bloquer le plan à la suite d’une discussion en commission du Budget qui doit se tenir mercredi prochain.