Rendre les programmes UE transfrontaliers plus spécifiques

Un récent rapport de la Commission européenne indique un certain nombre de faiblesses au sein de l’un des programmes de financement régional européen et fait appel à ce que les priorités soient plus spécifiques dans le futur. EURACTIV France rapporte.    

The EU transport sector will lose billions if it doesn’t liberalise.
The EU transport sector will lose billions if it doesn't liberalise.

Un récent rapport de la Commission européenne indique un certain nombre de faiblesses au sein de l’un des programmes de financement régional européen et fait appel à ce que les priorités soient plus spécifiques dans le futur. EURACTIV France rapporte.

 

 

Durant la période 2000-2006, Interreg a crée 5 800 start-ups, 115 000 emplois et 12 000 “réseaux coopératifs” selon un rapport récent publié par la Commission européenne. Pendant cette période de sept ans, 4,9 milliards d’euros ont été dépensé à travers 80 programmes transfrontaliers.

Une estimation sévère

Toutefois, au-delà de ces nombres, les auteurs du rapport délivrent une estimation relativement sévère. D’un côté, les objectifs de développement furent jugés trop vagues, tandis que de l’autre côté – en dépit de leur grande pertinence – les objectifs de coopération ont été trop optimistes, ont-ils conclu.

La Partie A d’Interreg 2000-2006 a eu un total de 62 programmes, principalement centrés sur l’amélioration des développements socio-économiques des régions travaillant ensemble. Des 57 programmes évalués par le rapport, 61% ont atteint à la fin du terme un niveau au-delà de la moyenne en ce qui concerne le niveau de profondeur et d’intensité de la coopération.

Du côté négatif, les régions ont fréquemment eu des niveaux variables de succès dans leurs tentatives de collaboration – par exemple, le nombre de projets véritablement liés a été globalement inégal. Les performances d’ensemble de la Partie A ont été bonnes, ont conclu les auteurs.

Toutefois des critiques plus sévères ont été réservées pour la Partie B du programme. Cette section, comprenant 13 programmes, a été conçue pour soutenir la protection environnementale et la gestion efficace des ressources culturelles et naturelles.

Le côté négatif de ce domaine concerne l’échec de concentrer le soutien financier sur un nombre limité de sujets prioritaires. En conséquence, les stratégies n’ont pas eu un impact clairement visible – un résultat décevant étant donné les sommes substantielles impliquées dans le projet.

Finalement, la Partie C a cherché à rassembler les régions les moins développées – principalement les domaines souffrant du déclin industriel – et cette stratégie s’est avérée faire les avancées les plus notables pour la période 2000-2006, selon le rapport.

Des percées signifiantes ont été réalisées par ces régions dans le partage du savoir-faire, conclu le rapport.

Les objectifs du programme, trop vagues

Tout en fournissant une image intéressante pour la période 2000-2006, la valeur réelle de ce rapport est d’offrir certaines leçons et suggestions aux législateurs européens, étant donné que ceux-ci sont en passe de réformer la politique régionale de l’UE dans les années à venir.

La principale « leçon » semble être que les lignes de conduite conçues pour atteindre ces objectifs de développement territorial ont été par trop vagues, tandis que les buts soulignés – bien que largement appropriés – ont été trop optimistes, ce qui à en conséquence produit des attentes peu réalistes concernant ce qu’Interreg peut accomplir.

Avant tout, les auteurs font appel à la Commission pour que celle-ci réduise la mise au point des priorités pour les futurs programmes transfrontaliers.

Le rapport souligne également le rôle clé des stratégies « macro-régionales » de l’UE – telles les récentes stratégies pour la région de la mer Baltique ou pour le Danube – et croit que le modèle Interreg peut contribuer à en faire des succès.