Remous au sein de la coalition avant le vote pour la nouvelle Commission
Des interrogations s'immiscent au sein de la coalition qui doit voter pour la Commission Juncker mercredi 22 octobre au Parlement européen. Certains socialistes souhaitent des garanties notamment sur le plan d'investissement de 300 milliards d'euros.
Des interrogations s’immiscent au sein de la coalition qui doit voter pour la Commission Juncker mercredi 22 octobre au Parlement européen. Certains socialistes souhaitent des garanties notamment sur le plan d’investissement de 300 milliards d’euros.
La coalition qui doit voter, mercredi 22 octobre à 12h, pour la Commission Juncker, dispose d’une majorité importante. Soit 479 voix sur 751. Lors du vote, en juillet dernier, pour le président de la Commission Jean-Claude Juncker, les dissidences avaient été relativement modestes : le président avait obtenu 422 voix, 250 avaient voté contre lui, 47 s’étant abstenus.
A la veille du vote, certains s’interrogent de nouveau.
L’eurodéputé français Guillaume Balas a prévenu la semaine dernière qu’aucun blanc-seing ne serait accordé à la nouvelle commission en l’état. « Le commissaire Canete peut s’apparenter à la désignation d’un lobbyiste des énergies fossiles » s’est irrité l’eurodéputé, qui s’inquiète aussi de l’équilibre politique de la nouvelle Commission.
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Et surtout du plan d’investissement de 300 milliards d’euros, sur lequel il demande des clarifications.
« Ces clarifications doivent impérativement porter, non seulement sur la provenance de ces 300 milliards, mais aussi sur leur destination.(…). Car c’est ce sujet précis qui a été au cœur de la campagne européenne que nous avons menée. C’est ce plan de relance qui permettrait aux citoyens européens confrontés à la crise de reprendre confiance en l’Europe et en sa capacité de changer leur quotidien. »
Des promesses faites aux socialistes
Les socialistes belges ont de leur côté prévenu mardi qu’ils pourraient refuser la nouvelle Commission européenne, prévenant que leur vote serait conditionné à la concrétisation des promesses faites par Juncker aux socialistes européens.
« Les 300 milliards d’euros d’investissement devront être de l’argent frais ne résultant donc pas de recyclage divers » avertissent dans un communiqué les eurodéputés belges Marie Arena, Hughes Bayet derrière le chef de file du PS belge au Parlement européen, Marc Tarabella.
Les socialistes belges insistent aussi sur le besoin d’éviter l’intervention d’une cour d’arbitrage dans les accords internationaux en cours de négociations, et appelle à la révision de la directive travailleurs détachés.