Une ministre kosovare reconnaît l’existence d’une proposition de dialogue franco-allemande
La ministre kosovare des Affaires étrangères Donika Gërvalla a admis l’existence d’une proposition de la France et de l’Allemagne pour un nouveau cadre de dialogue entre le Kosovo et la Serbie.
La ministre kosovare des Affaires étrangères Donika Gërvalla a admis l’existence d’une proposition de la France et de l’Allemagne pour un nouveau cadre de dialogue entre le Kosovo et la Serbie.
En septembre, des rumeurs ont fait état de l’élaboration d’un nouveau cadre par les envoyés de Paris et de Berlin récemment nommés dans la région. Les médias ont récemment rapporté que ce projet prévoyait que Belgrade accepte, sans la reconnaître formellement, l’indépendance du Kosovo et obtienne en contrepartie des avantages financiers et la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.
Donika Gërvalla a reconnu l’existence du document, mais pas son contenu qui a été révélé par le président serbe Aleksandar Vučić, qui a déclaré qu’il mentionnait que le Kosovo aurait un siège à l’ONU, ce à quoi Belgrade s’oppose farouchement.
« Ce que le président [Aleksandar] Vučić a dit au sujet du siège à l’ONU n’est pas vrai, car la proposition a été rédigée dans un but complètement différent », a déclaré Mme Gërvalla, avant d’ajouter que seuls environ 10 % de ce qui a été publié dans les médias figuraient réellement dans le document.
Par ailleurs, le directeur du Bureau pour le Kosovo, le serbe Petar Petkovic, a rappelé lundi que l’adhésion du pays à l’ONU était inacceptable pour Belgrade.
M. Petkovic a expliqué à Euronews Serbie que le président serbe avait correctement prédit que la pression sur la Serbie allait augmenter, notamment dans le contexte de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Il a également déclaré que, quelle que soit la gravité du problème, la Serbie doit lutter avec sagesse et maintenir la paix et la stabilité.
Au sujet des documents, le chef de l’exécutif kosovar, Albin Kurti, a déclaré que de tels documents étaient en réalité publiés pour mesurer la réaction des hommes politiques et des citoyens.
« Plusieurs documents circulent, mais je pense qu’il n’est ni utile ni juste que je les commente ; des documents qui n’ont pas d’auteurs mais qui sont faits pour mesurer le pouls des hommes politiques et des citoyens », avait ainsi déclaré M. Kurti en septembre.