Réchauffement climatique : les discussions sur l'après-2012 sont dans l'impasse [FR]

Les discussions en cours au niveau mondial pour définir de nouvelles politiques de lutte contre le réchauffement climatique dans la période de l'après-Kyoto semblent actuellement au point mort, comme le montre la faiblesse des progrès enregistrés lors d'un séminaire des Nations Unies à Bonn. Suite à une rencontre bilatérale organisée hier à Bruxelles, l'UE et les Etats-Unis ne sont pas parvenus à définir une position commune sur le sujet.

Les discussions en cours au niveau mondial pour définir de nouvelles politiques de lutte contre le réchauffement climatique dans la période de l’après-Kyoto semblent actuellement au point mort, comme le montre la faiblesse des progrès enregistrés lors d’un séminaire des Nations Unies à Bonn. Suite à une rencontre bilatérale organisée hier à Bruxelles, l’UE et les Etats-Unis ne sont pas parvenus à définir une position commune sur le sujet.

Les discussions préliminaires menées à Bonn les 16 et 17 mai, lors d’un séminaire intergouvernemental organisé sous l’égide des Nations Unies, n’ont pas permis d’effectuer de réels progrès sur la voie de la mise en place d’un régime international de lutte contre le phénomène de réchauffement climatique pour la période post-2012.  

Même si le séminaire ne devait officiellement donner lieu qu’à un « échange informel d’informations » sur les mesures déjà adoptées par les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), les observateurs s’attendaient à ce que les discussions permettent au moins de préparer le terrain en vue des prochaines négociations ministérielles devant avoir lieu à la fin de l’année à Montréal. Or le séminaire de Bonn s’est conclu sur un constat d’échec, les Etats-Unis et l’Union européenne se montrant incapables de rapprocher leurs visions du futur régime susceptible d’être mis en place après 2012, tandis que les grands pays émergents rechignent toujours à mettre en oeuvre les politiques nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (dont la hausse est proportionnelle au rythme de croissance de ces économies en pleine expansion).