Quelle position de Mme Merkel sur l’Europe ?, demandent les Verts allemands [FR]

Cem Özdemir, co-dirigeant du parti Vert, a déploré l’euroscepticisme qui agite certains partis allemands, selon lui, en amont des élections générales de ce mois-ci et il a critiqué le silence de la chancelière Angela Merkel sur le sujet. Il s’est exprimé auprès d’EURACTIV.de lors d’un entretien.

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Cem Özdemir, co-dirigeant du parti Vert, a déploré l’euroscepticisme qui agite certains partis allemands, selon lui, en amont des élections générales de ce mois-ci et il a critiqué le silence de la chancelière Angela Merkel sur le sujet. Il s’est exprimé auprès d’EURACTIV.de lors d’un entretien.

Ces critiques acerbes sont dirigées contre ce que M. Özdemir a appelé une stratégie conjointe de l’Union démocrate chrétienne (CSU) de Mme Merkel et de la Gauche (Die Linke), un parti de gauche, qui vise s’aligner contre l’Europe afin de rallier le soutien populaire, trois semaines avant une élection générale.

M. Özdemir s’est dit déçu par l’absence des questions de politique étrangère ou de politique européenne dans la campagne de Mme Merkel, trois semaines avant le scrutin du 27 septembre.

Où est la chancelière? Pourquoi n’est elle pas là, sur le terrain, pour rassembler l’opinion en faveur de l’UE?, a demandé M. Özdemir, ajoutant que cela ne se serait pas produit avec M. Kohl.

N’étant pas partisan des orientations politiques M. Kohl et étant d’origine turco-souabe, M. Özdemir a rappelé en plaisantant que Helmut Kohl, chancelier de 1982 à 1998, fut un vrai supporter de l’Union européenne. En véritable homme de la CDU, M. Kohl devint célèbre pour avoir mis en place la monnaie européenne en dépit des objections venant de son propre parti. Imaginez un peu si nous avions subi cette crise sans l’euro, a déclaré M. Özdemir.

Angela Merkel a essuyé une dure semaine de critiques, pour ce que les observateurs qualifient de campagne politique vide en pleine ligne droite avant les élections. Pour rajouter au désastre, un important allié politique, Dieter Althaus, gouverneur du Land de Thuringe, a démissionné jeudi après un résultat décevant aux élections locales. Une condamnation pénale pour l’homicide d’une femme slovaque lors d’un accident de ski cet hiver a sans nul doute affecté ses résultats. 

Sur la scène politique allemande, M. Özdemir est l’un des plus ardents défenseurs d’une union approfondie et élargie. Selon lui, un ministre européen des Affaires étrangères, proposé dans le cadre du traité de Lisbonne, est un prérequis si l’Europe veut prendre sa place dans les processus de paix tels que celui du Moyen Orient. Même si « grâce » aux Britanniques, nous ne pouvons pas dire ministre des Affaires étrangères, mais coordinateur.

Pour lire cet entretien dans son intégralité (en allemand), cliquez ici.