Prix du pétrole : l'UE en fait-elle assez ? [FR]
Lors d'une intervention devant le Parlement de Strasbourg, le Commissaire à l'énergie Andris Piebalgs a confirmé son intention d'oeuvrer à une réduction de la demande énergétique de l'UE, ainsi qu'au développement de formes d'énergie alternatives sur le marché européen.
Lors d’une intervention devant le Parlement de Strasbourg, le Commissaire à l’énergie Andris Piebalgs a confirmé son intention d’oeuvrer à une réduction de la demande énergétique de l’UE, ainsi qu’au développement de formes d’énergie alternatives sur le marché européen.
Le Parlement européen s’est penché, mercredi 28 septembre, sur le plan adopté par la Commission en réponse à la hausse actuelle des prix du pétrole (voir EURACTIV, 7 septembre 2005). Le plan d’action de la Commission, préparé par les services du Commissaire Piebalgs, cherche à répondre à cinq objectifs principaux : accélérer la mise en oeuvre de la stratégie de l’UE en matière d’efficacité énergétique, favoriser le recours à des sources d’énergie alternatives, accroître la transparence et la « prévisibilité » des marchés pétroliers, renforcer l’offre de pétrole et de gaz, et rationaliser la gestion des réserves pétrolières détenues par les Etats membres.
Les députés européens ont jugé que les mesures prévues par le plan demeuraient insuffisantes, et appelé la Commission et les Etats membres à prendre des initiatives plus ambitieuses pour réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des énergies fossiles. Dans une résolution qui devait être soumise au vote des députés ce jeudi 29 septembre, plusieurs membres de la Commission ITRE (Industrie, transports et énergie) suggèrent que l’UE se fixe comme objectif de devenir « l’économie la plus performante du monde en matière d’efficacité énergétique d’ici 2020 ».
Le directeur de l’Institut Français du Pétrole, Jean-Pierre Favennec, est venu ajouter sa voix à celle des experts annonçant l’imminence d’une entrée dans l’ère de « l’après-pétrole » : lors d’une conférence de presse organisée mercredi 28 septembre, M. Favennec a estimé que la planète devait se préparer à une crise pétrolière majeure à l’horizon 2025-2030.