Pristina accepte de réduire la présence policière dans le nord du Kosovo
Le gouvernement du Kosovo a accepté de réduire la présence de la police dans les municipalités du nord du pays qui ont été le théâtre de tensions avec les Serbes ces derniers mois, dans le cadre d’un accord conclu avec l’envoyé spécial de l’UE pour le dialogue Serbie-Kosovo.
Le gouvernement du Kosovo a accepté de réduire la présence de la police dans les municipalités du nord du pays qui ont été le théâtre de tensions avec les Serbes ces derniers mois, dans le cadre d’un accord conclu avec Miroslav Lajčák, l’envoyé spécial de l’UE pour le dialogue Serbie-Kosovo, lors d’une réunion à Bratislava.
La police du Kosovo avait renforcé sa présence dans quatre municipalités à majorité serbe du nord du pays à la suite de manifestations contre l’entrée en fonction de maires d’origine albanaise élus après des élections controversées auxquels les Serbes du Kosovo avaient refusé de participer. Ces élections avaient été tenues après la démission massive des Serbes du gouvernement national et local ainsi que de toutes les structures de l’État, y compris la police, à la fin de l’année dernière en raison de désaccords sur les nouvelles règles en matière de plaques d’immatriculation.
À la suite de scènes de violence — les plus graves observées depuis la fin de la guerre de 1998-1999 — au cours desquelles des membres des forces de l’OTAN ont notamment été blessés, l’UE a demandé au Kosovo de désamorcer les tensions et de retirer ses effectifs de police. Pristina a été menacée de sanctions en cas de non-respect de cette demande.
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Lundi (10 juillet), une réunion a eu lieu à Bratislava entre M. Lajčak et Besnik Bislimi, vice-premier ministre kosovar chargé de ces négociations.
Selon un communiqué du gouvernement, cette réunion avait pour but de créer les conditions préalables au renforcement de la mise en œuvre intégrale et inconditionnelle de l’accord de Bruxelles du 27 février et de l’annexe d’Ohrid du 18 mars, qui ouvrent la voie à la reconnaissance éventuelle du Kosovo par la Serbie.
En conséquence, « le gouvernement du Kosovo montre publiquement qu’il est prêt à contribuer à la désescalade de la situation et à ne pas entreprendre d’actions susceptibles d’aggraver la situation dans le nord du pays. Cela inclut une réduction immédiate de 25 % de la présence policière dans et autour des bâtiments municipaux », peut-on lire dans le communiqué.
En outre, la police kosovare, en collaboration avec les missions « État de droit » menée par l’UE au Kosovo (EULEX) et la force de maintien de la paix au Kosovo (KFOR) de l’OTAN, évaluera la sécurité dans la région, et pourrait encore réduire la présence policière dans les bâtiments municipaux.
Le gouvernement soutiendra également la tenue d’élections anticipées dans les quatre municipalités du nord après l’été, en garantissant la base juridique de leur organisation.
En outre, l’Union invitera les négociateurs en chef du Kosovo et de la Serbie à Bruxelles pour finaliser le plan de séquencement de l’accord vers la normalisation, après quoi tous les articles du contrat seront mis en œuvre.
Selon le gouvernement, toutes ces actions prendront deux semaines.
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[Édité par Anna Martino & Anne-Sophie Gayet]