Présidence de l’Eurogroupe : trois ministres en lice pour un poste stratégique
La course à la succession à la présidence de l’Eurogroupe est ouverte, alors que le mandat de l’Irlandais Paschal Donohoe, en poste depuis juillet 2020, arrive à son terme. Le vote se tiendra lors de la réunion de l’Eurogroupe du 7 juillet.
La course à la succession à la présidence de l’Eurogroupe est ouverte, alors que le mandat de l’Irlandais Paschal Donohoe, en poste depuis juillet 2020, arrive à son terme. Le vote se tiendra lors de la réunion de l’Eurogroupe du 7 juillet à Bruxelles.
Le ministre irlandais des Finances Paschal Donohoe est une nouvelle fois candidat à sa propre succession. Le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo, et le ministre lituanien des Finances, Rimantas Šadžius, briguent également le poste, a annoncé vendredi 27 juin le Conseil de l’UE dans un communiqué.
Pour être élu pour un mandat de deux ans et demi, un candidat doit recueillir l’appui d’au moins 11 des 20 ministres des Finances de la zone euro.
Bien que l’Eurogroupe, créé en 1997, soit un organe informel, sa présidence joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques de la zone de circulation de la monnaie unique. Le président supervise les réunions mensuelles des ministres des Finances et participe aux grands arbitrages économiques européens, notamment en période de crise.
Ce rôle s’est révélé crucial lors de la crise de la dette grecque ou plus récemment pendant la pandémie de Covid.
Le futur président devra notamment relancer l’union des marchés de capitaux, un chantier de longue date visant à créer un véritable marché financier unique européen, toujours bloqué par des désaccords persistants entre les Vingt-Sept.
Paschal Donohoe, reconnu pour avoir su apaiser les tensions entre les pays du Nord, « frugaux », et ceux du Sud, plus dépensiers, après la crise de 2008, se dit confiant quant à ses soutiens, bien que ses homologues n’aient pas encore dévoilé leurs intentions lors du dernier Eurogroupe, le 19 juin.