Prague va accueillir un « centre d’unité » pour les Ukrainiens

La République tchèque va ouvrir un centre d’information pour les Ukrainiens dans le cadre d’une initiative soutenue par l’UE visant à les aider à s’intégrer et, pour ceux qui le souhaitent, retourner en Ukraine.

EURACTIV République tchèque
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Ce « centre d’unité » servira de point de contact pour obtenir des conseils. [Getty Images/Artur Widak_Anadolu]

La République tchèque va ouvrir un centre d’information pour soutenir les Ukrainiens, tant dans leur intégration que dans une possible réinstallation en Ukraine.

Ce « centre d’unité » servira de point de contact pour obtenir des conseils en matière de logement, d’emploi et concernant le statut juridique, mais ne remplacera pas le rôle des institutions officielles de l’État.

« J’ai été très franc avec la partie ukrainienne : nous sommes prêts à aider à la mise en place d’un centre d’unité en République tchèque pour les personnes qui souhaitent retourner [en Ukraine], mais soyons réalistes, beaucoup d’entre elles ont déjà l’intention de rester dans les pays où elles ont trouvé refuge », a déclaré vendredi 13 juin à Luxembourg le ministre tchèque de l’Intérieur, Vít Rakušan (STAN, Parti populaire européen).

Selon le ministre, la partie ukrainienne a proposé d’implanter cette infrastructure dans le centre de Prague. Ce dernier « n’ouvrira certainement pas avant l’été » en raison des travaux nécessaires, a-t-il précisé.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une recommandation de la Commission européenne invitant les États membres à se préparer à une transition coordonnée pour mettre progressivement fin au régime de protection temporaire accordé aux Ukrainiens fuyant la guerre, récemment reconduit jusqu’en mars 2027.

La protection temporaire couvre actuellement près de 4,3 millions d’Ukrainiens dans l’UE. La plupart d’entre eux vivent en Pologne, en Allemagne et en République tchèque. Ce système permet aux personnes fuyant l’agression russe d’accéder à l’assurance maladie publique, à l’éducation et au marché du travail.

« Dans les conditions actuelles, où il s’agit d’un instrument fonctionnel qui peut apporter une certitude à ceux qui ont fui la guerre, la prolongation [du mécanisme de protection] a du sens », a déclaré Vít Rakušan. « Mais c’est à la demande de la République tchèque que la présidence polonaise [du Conseil de l’UE] s’est également penchée de manière attentive sur ce qu’il convient de faire lorsque la guerre prendra fin, si nous assistons à une sorte de cessez-le-feu à long terme, ce que nous espérons tous. »

Il a noté que les ministres européens avaient convenu que chaque pays aurait le droit de gérer la situation conformément à sa législation nationale, mais a souligné la nécessité de fixer des principes communs à l’ensemble de l’UE.

L’un d’entre eux, a-t-il déclaré, devrait être de s’assurer que les réfugiés ukrainiens ne sont pas en mesure demander une protection dans un autre État si ils bénéficient déjà d’une protection temporaire ailleurs.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]