Poutine et Berlusconi signent pour un pipeline « South Stream » [FR]
L’Italien Eni et la société étatique russe Gazprom ont signé des accords relatifs au projet de gazoduc South Stream le 15 mai, quelques jours avant un sommet UE-Russie, cette semaine, où l’Europe tentera de parler d’une seule voix sur les relations étrangères sur l’énergie.
L’Italien Eni et la société étatique russe Gazprom ont signé des accords relatifs au projet de gazoduc South Stream le 15 mai, quelques jours avant un sommet UE-Russie, cette semaine, où l’Europe tentera de parler d’une seule voix sur les relations étrangères sur l’énergie.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a accueilli son homologue italien Silvio Berlusconi dans la station balnéaire de Sotchi pour marquer cet évènement.
Tous deux ont supervisé la signature de l’accord entre Gazprom et l’italien Eni, qui fera plus que doubler la capacité du South Stream, de 31 milliards de mètres cubes par an (mmc/a) à 63 mmc.
Commentant le prochain sommet UE-Russie de Khabarovsk les 21 et 22 mai (EURACTIV 14/05/09), M. Poutine, qui entretient d’excellentes relations personnelles avec M. Berlusconi, a déclaré qu’il souhaitait avoir d’aussi bonnes relations avec l’UE qu’avec son invité italien.
En retour, M. Berlusconi a déclaré que la Russie était un pays ami qui tenait ses promesses comme fournisseur de gaz. Le dirigeant italien a aussi conseillé à l’Europe de cultiver le même genre de bonnes relations que Rome connaît avec Moscou.
A côté de cela, Gazprom a signé des accords avec l’italien Eni, le grec DESFA, Serbija Gaz et un holding énergétique bulgare. Le directeur de Gazprom Alexei Miller a expliqué que la décision d’augmenter la capacité de South Steam répondait à une demande de la partie italienne.
South Stream est maintenant entré dans sa phase de construction, a indiqué M. Miller, ajoutant que le projet serait terminé à la fin de 2015 au plus tard. Le gazoduc coûtera 8,5 milliards d’euros, a-t-il spécifié.
A Sotchi, M. Poutine a fait allusion au projet concurrent européen Nabucco et a posé la question de savoir si il y aurait assez de gaz disponible pour remplir le pipeline.
Pour commencer, avant d’investir des milliards de dollars dans un gazoduc, enterrant de l’argent dans le sol, ils ont besoin de comprendre d’où viendra le gaz pour ce pipeline, a déclaré M. Poutine, selon le site Internet du gouvernement russe.
Simultanément, la presse rapportait que la Russie était prête à acheter tout le gaz d’un important site offshore en Azerbaïdjan, connu sous le nom de Shah Deniz II.
Les espoirs européens d’assurer le gaz en provenance d’Azerbaïdjan via Nabucco ont été récemment refroidis (EURACTIV 20/04/09) quand le président du pays Ilham Aliev a déclaré qu’il voulait que la Russie serve de route de transit pour le gaz vendu par son pays à l’Europe.