Le gouvernement polonais remporte la confiance du parlement

Donald Tusk a remporté mercredi 11 juin un vote de confiance au parlement, écartant ainsi le spectre d’élections anticipées et consolidant, du moins pour l’instant, son alliance pro-européenne.

EURACTIV Pologne
NATO Secretary General Mark Rutte Visits Poland
Le Premier ministre polonais Donald Tusk. [Getty Images/Jakub Porzycki_NurPhoto]

Donald Tusk a remporté mercredi 11 juin un vote de confiance au parlement, écartant ainsi le spectre d’élections anticipées et consolidant, du moins pour l’instant, son alliance pro-européenne.

Comme attendu, la coalition quadripartite au pouvoir, qui détient 242 sièges sur les 460 de la chambre basse, a permis l’adoption de la motion par 243 voix contre 210. La Nouvelle Gauche et la Plateforme civique, le parti de Donald Tusk, ont soutenu sans réserve le gouvernement.

Mais cette démonstration de solidarité cache des tensions croissantes au sein de la coalition. Le parti libéral Pologne 2050 avait conditionné son soutien à la reconduction de son chef, Szymon Hołownia, à la présidence du Parlement jusqu’à la fin de la législature — une entorse à l’accord de coalition initial, qui prévoyait une alternance à mi-mandat avec Włodzimierz Czarzasty, de la Nouvelle Gauche.

De son côté, le Parti paysan polonais a formulé une exigence encore plus audacieuse : que Donald Tusk cède sa place à son propre leader, Władysław Kosiniak-Kamysz, actuel ministre de la Défense et vice-Premier ministre. Une demande difficilement acceptable pour le chef du gouvernement.

Mercredi, aucun de ces souhaits n’avait encore été traduit en engagement contraignant.

Le gouvernement pro-européen avait demandé la confiance du parlement après l’élection présidentielle du 1er juin, qui a vu le candidat conservateur Karol Nawrocki, soutenu par le parti Droit et Justice (PiS), l’emporter face à Rafał Trzaskowski, le candidat de la Plateforme civique de Donald Tusk.

Ce résultat a porté un coup dur à Donald Tusk, jetant le doute sur le programme de réformes de son gouvernement sur des questions telles que l’État de droit et le droit à l’avortement.

Les députés du PiS, de la Confédération d’extrême droite et du parti d’extrême gauche Razem ont tous voté contre la motion de confiance. Les députés du PiS ont quitté la salle pendant le discours de Donald Tusk, refusant d’écouter.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]