Plus d’un demi milliard d’habitants en Europe
L’Union européenne a passé la barre des 500 millions d’âmes en 2009 grâce à son solde migratoire, indique l’office statistique Eurostat, le 27 juillet.
L’Union européenne a passé la barre des 500 millions d’âmes en 2009 grâce à son solde migratoire, indique l’office statistique Eurostat, le 27 juillet.
La population de l’Union européenne a augmenté d’1,4 million de personnes en 2009, atteignant plus de 501 millions d’habitants.
Néanmoins, cette augmentation démographique s’est ralentie par rapport à 2008, avec un accroissement de 2,7 pour 1000 habitants contre 4,1 pour 1000 l’année précédente.
L’année 2009 a été « marquée par un léger recul du taux brut de natalité et un taux brut de mortalité constant, tandis que le solde migratoire s’est réduit de façon plus significative », précise Eurostat.
L’Irlande en tête
Malgré une baisse importante, le solde migratoire a atteint 900 000 habitants en 2009. Il contribue ainsi presque aux deux tiers de la croissance démographique, tandis que l’accroissement naturel s’élève à 500 000 personnes en 2009, avec un taux de mortalité constant, de 9,7 morts pour 1000 habitants.
Bien que 5,4 millions d’enfants soient nés dans l’UE en 2009, le taux de natalité brut est, quant à lui, en légère baisse, avec des situations nationales hétérogènes. La France possède ainsi le troisième taux de natalité le plus élevé de l’UE, avec 12,7 naissances pour 1000 habitants, derrière l’Irlande et le Royaume-Uni. A l’opposé, l’Allemagne connaît de loin le plus faible taux, avec 7,9 naissances pour 1000 habitants, et une population diminuant encore de 200 000 habitants.
Dans un document de la Commission européenne sur l’avenir de la démographie européenne, publié en 2007, une baisse quasi-générale de la population était envisagée pour l’UE à l’horizon 2050. « Des cinq plus grands États membres, seules les populations du Royaume-Uni et de la France augmenteront entre 2005 et 2050 (+8% et +9,6% respectivement) », précisait le texte.
L’accroissement naturel de ces deux pays se révèle d’ailleurs plus important que le solde migratoire en 2009, contrairement à la tendance globale. Un fait particulièrement notable pour la France, dont l’accroissement naturel a été de 276 000 personnes, et le solde migratoire de seulement 71 000 personnes. La population du pays est estimée à 64 714 000 habitants au 1er janvier 2010.