Plafonnement du prix du gaz : la présidence tchèque cherche un compromis à 188€/MWh
La présidence tchèque du Conseil de l’UE souhaite que les ministres de l’Énergie de toute l’Union conviennent de plafonner le prix du gaz à 188 euros par mégawattheure (MWh), lundi (19 décembre) à Bruxelles.
La présidence tchèque du Conseil de l’UE souhaite lundi (19 décembre) que les ministres de l’Énergie des États membres conviennent de plafonner le prix du gaz à 188 euros par mégawattheure (MWh).
Les négociations sur un prix maximum pour plafonner la vente de gaz afin d’aider les ménages dont les factures énergétiques ont grimpé en flèche sont depuis longtemps en suspens. Suite à de récents échanges, 15 États membres souhaitent à présent fixer le plafonnement à 160 euros par MWh, selon EURACTIV.cz.
Cependant, l’Allemagne « souhaite un plafonnement des prix qui serait irréalisable », a déclaré un haut diplomate de l’UE à EURACTIV.cz. Ainsi, pour trouver un compromis, la présidence tchèque souhaite un plafonnement à environ 188 euros par MWh.
En amont du conseil de l’Énergie, Agnès Pannier-Runacher a déclaré qu’il s’agissait, pour la France, d’un prix « confortable », puisqu’il se positionne dans une fourchette de 160 à 200 euros.
Le plafonnement du prix du gaz dans l’UE peut être adopté à la majorité qualifiée, mais l’unanimité est préférable.
Les conditions d’activation et de désactivation du plafonnement du prix du gaz sont également en cours d’être négociées.
Dans sa dernière proposition, la présidence tchèque renforce également les règles relatives à l’arrêt automatique du plafonnement, qui pourrait être mis en œuvre en cas d’augmentation de la consommation de gaz, de situation d’urgence dans un État membre ou de suspension massive des importations de GNL (gaz naturel liquéfié) en Europe.
« Tout le monde sait que nous devons disposer d’un dispositif d’arrêt d’urgence », a déclaré un haut diplomate de l’UE.
En plus du mécanisme de correction du marché, les principes de solidarité transfrontalière et une procédure d’autorisation plus rapide pour les sources d’énergie renouvelables devraient également être approuvés.
Lundi, les ministres de l’Énergie de l’UE devraient également tenter de déterminer une approche générale du règlement européen sur le méthane. Par ailleurs, la présidence tchèque de l’UE s’attend à un accord sur le projet REPower EU, qui modifie la législation sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la performance énergétique des bâtiments.