Pedro Sanchez et Olaf Scholz en faveur du gazoduc MidCat
Face à l’opposition de la France, le Premier ministre espagnol et le chancelier allemand vont défendre leur position commune en faveur d’une augmentation des interconnexions énergétiques dans l’UE, en particulier le gazoduc MidCat.
Face à l’opposition de la France, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et le chancelier allemand Olaf Scholz s’apprêtent à défendre leur position commune en faveur d’une augmentation des interconnexions énergétiques dans l’Union européenne, en particulier le MidCat, un gazoduc qui permettrait de relier l’Espagne et la France s’il venait à être construit.
M. Scholz a invité M. Sánchez à participer à une réunion extraordinaire de deux jours des ministres allemands au cours de laquelle seront abordés une stratégie de sécurité nationale et les problèmes d’approvisionnement énergétique résultant de la guerre en Ukraine.
La rencontre entre les deux dirigeants intervient à un moment où l’Europe tente de trouver des alternatives viables pour garantir son approvisionnement en gaz face à ce que M. Sánchez avait qualifié de « chantage énergétique » de la part du président russe Vladimir Poutine.
La guerre en Ukraine a relancé la question de l’augmentation des interconnexions énergétiques entre les États de l’UE, c’est notamment le cas pour le gazoduc MidCat, qui avait été abandonné en 2019.
Si le chancelier allemand s’est récemment prononcé pour une « relance » du projet, la France s’y oppose quant à elle depuis longtemps.
Selon des sources officielles à Paris, le projet MidCat coûterait plus de 3 milliards d’euros et sa mise en œuvre prendrait des années. Il ne constituerait donc en rien une solution à la crise énergétique actuelle. De plus, l’UE a l’intention d’éliminer progressivement les combustibles fossiles à moyen terme, ajoute-t-on.
Lors de sa récente visite en Amérique latine, M. Sánchez a répété qu’il avait l’intention de persuader le président français Emmanuel Macron de la nécessité du MidCat.
Si la France continue de s’opposer au projet, la Commission possède un plan B pour trouver des alternatives : une interconnexion énergétique entre l’Espagne et l’Italie, a-t-il indiqué.
« Il y a un grand consensus de la part du Portugal, de l’Espagne et aussi du côté allemand sur le fait qu’il serait judicieux de créer une telle connexion [le MidCat] », a déclaré vendredi (26 août) le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit.