Parlement européen : la commission LIBE reviendra au PPE
La commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures (LIBE) devrait être dirigée par le PPE de centre droit. Toutefois, pour l’heure, les négociations se poursuivent avec le groupe CRE d’extrême droite, qui a récemment revendiqué la commission.
La commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen devrait être dirigée par le Parti populaire européen (PPE) de centre droit durant la prochaine législature. Toutefois, pour l’heure, les négociations se poursuivent avec le groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) d’extrême droite, qui a récemment revendiqué la présidence de la commission.
Les discussions sur l’attribution des différentes commissions parlementaires pour les cinq années à venir continuent au sein de la Conférence des présidents du Parlement européen, composée de la présidence de l’institution et des présidents et présidentes des différents groupes politiques.
D’après deux sources parlementaires, le groupe libéral Renew devait choisir entre la sous-commission Sécurité et Défense (SEDE) et la commission LIBE. Il a finalement opté pour la SEDE, laissant la commission LIBE aux CRE, a indiqué une source à Euractiv.
Le groupe CRE a récemment demandé à présider la commission LIBE, mais les groupes progressistes que sont les Socialistes et Démocrates européens (S&D), Renew (libéraux), Les Verts, La Gauche (GUE/NGL) et une partie du PPE, ont promis de faire « tout leur possible » pour les empêcher de l’obtenir.
Elles ont proposé aux Conservateurs et Réformistes d’échanger la commission LIBE pour la commission de l’Agriculture et du Développement rural (AGRI).
« La commission LIBE sera entre les mains du PPE, et les CRE obtiendront AGRI », a déclaré une source au fait des discussions, tout en précisant que cet échange n’a pas encore été officiellement effectué.
« Nous devons tenir le PiS [parti Droit et Justice, membre du groupe CRE] polonais à l’écart de la commission LIBE […] ils ne devraient avoir aucune influence sur cette commission », a ajouté cette même source.
Pour rappel, le PiS, au pouvoir en Pologne jusqu’à récemment (2015-2023), a été vivement critiqué pour avoir pris plusieurs mesures contraires aux valeurs de l’UE.
Sous le règne du parti d’extrême droite, le pays avait été visé par une procédure découlant de l’article 7 du Traité sur l’UE, la Commission européenne ayant identifié un « risque clair de violation grave de l’État de droit en Pologne ». Les fonds de relance destinés à Varsovie avaient également été gelés.
Cette procédure a pu être levée et les fonds débloqués après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Donald Tusk qui, avec son gouvernement, a œuvré au rétablissement des relations avec Bruxelles et a présenté en février un plan d’action pour rétablir l’indépendance de la justice.
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[Édité par Anne-Sophie Gayet]