Paris encourage les entreprises à tisser des liens commerciaux avec la Turquie

La France a affirmé son souhait d’approfondir ses relations économiques avec Ankara. Une attitude qui contraste avec le discours de Paris sur l’adhésion du pays à l’Union européenne.

La France a affirmé son souhait d’approfondir ses relations économiques avec Ankara. Une attitude qui contraste avec le discours de Paris sur l’adhésion du pays à l’Union européenne.

« Dépêchons-nous ! » Lors du séminaire économique franco-turc organisé le 9 octobre au siège du Medef à l’occasion de la visite officielle du président turc Abdullah Gül, la présidente de l’organisation patronale, Laurence Parisot, a exhorté les entreprises françaises à prendre des participations financières et industrielles en Turquie. « La Turquie est un pays-clé », a-t-elle ajouté.

Un écho aux propos de la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, venue souligner l’attractivité que représente le pays pour les investisseurs internationaux, au même titre que la Chine ou le Brésil. Le FMI a dévoilé une prévision de croissance de 3,7% pour le pays en 2010. Ce serait alors la deuxième performance en Europe après la Slovaquie.

La ministre de l’Économie a fait part de son désir « d’approfondir les liens économiques étroits » en termes d’exportations, d’importations et d’investissements. « Les entreprises françaises sont capables de répondre à vos exigences », a-t-elle assuré au vice-premier ministre turc Ali Babacan. L’eau, l’énergie, et plus particulièrement les infrastructures de transports comptent parmi les secteurs d’investissement potentiels de la France en Turquie. « Nos deux économies sont complémentaires. Il ne s’agit pas de se concurrencer », a renchéri Ali Babacan.

Au cours de la matinée, il a été question d’Europe, mais uniquement des échanges commerciaux. Et Christine Lagarde de rappeler que l’UE représente 50% des exportations turques. Rapidement évoquée lors de la rencontre du président Abdullah Gül avec le premier ministre François Fillon, selon un communiqué de Matignon, mais pas avec Nicolas Sarkozy, l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne n’était pas à l’ordre du jour de la rencontre du Medef.

Après un discours d’éloges à l’égard d’Ankara, Christine Lagarde a seulement encouragé les Français à participer aux manifestations de la saison turque afin de « goûter à ses richesses culturelles ».