OTAN : Jens Stoltenberg, va prendre en main la candidature de Suède et Finlande

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, persuadera lui-même le président Erdoğan de donner le feu vert à la candidature de la Suède et de la Finlande, a-t-il annoncé mercredi (26 octobre) lors d’une conférence de presse.

Euractiv.com
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Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé mercredi qu’il se rendrait prochainement en Turquie pour discuter avec le président Recep Tayyip Erdogan de la ratification par Ankara des adhésions de la Suède et de la Finlande. [Shutterstock/Wirestock Creators]

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, persuadera lui-même le président Recep Tayyip Erdoğan de donner le feu vert à la candidature de la Suède et de la Finlande, a-t-il annoncé mercredi (26 octobre) lors d’une conférence de presse.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé mercredi qu’il se rendrait prochainement en Turquie pour discuter avec le président Recep Tayyip Erdogan de la ratification par Ankara des adhésions de la Suède et de la Finlande.

« La Finlande et la Suède sont en contact étroit avec la Turquie et je me rendrai moi-même à Ankara ou Istanbul pour rencontrer le président turc dans un futur proche », a-t-il déclaré, sans donner de détails sur la date de ce voyage.

Jusqu’à présent, la Turquie et la Hongrie sont les seuls pays de l’OTAN à ne pas avoir encore ratifié les demandes des deux pays nordiques, qui sont désormais contraints d’attendre et de négocier avec Ankara.

Jeudi dernier (20 octobre), le nouveau Premier ministre Ulf Kristersson a annoncé qu’il comptait se rendre en Turquie pour poursuivre les négociations avec son homologue turc.

« Nous n’avons pas encore de date, mais cela se fera très bientôt », a déclaré M. Kristersson à la chaîne de télévision SVT, ce qu’a confirmé le même jour le gouvernement turc.

« Le nouveau Premier ministre suédois a demandé une rencontre et j’ai demandé à nos amis d’organiser une réunion. Nous discuterons de ces questions avec lui dans notre pays », a déclaré M. Erdogan au Daily Sabah.

Le président turc a toutefois prévenu que le parlement turc ne ratifierait pas l’adhésion des deux États nordiques tant que les demandes d’extradition d’Ankara ne seraient pas satisfaites.

L’été dernier, la Suède a conclu avec la Turquie un accord permettant à ce pays de faire partie de l’alliance militaire, après que le président Recep Tayyip Erdogan a exigé à plusieurs reprises, entre autres, que la Suède livre jusqu’à 70 personnes accusées par Ankara de terrorisme et recommence à vendre des armes à son pays.

L’une des demandes de la Turquie est qu’un « mécanisme de coopération structuré pour le partage de renseignements dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé » soit établi entre les pays.

« Les pays établiront un dialogue conjoint et structuré ainsi qu’un mécanisme de coopération à tous les niveaux de gouvernement, y compris entre les services de police et de renseignement », indique l’accord.

Malgré l’accord, le président turc continue d’entraver le processus, bloquant l’adhésion des pays nordiques.

La Hongrie retarde également la ratification des adhésions de la Suède et de la Finlande, mais le processus « est à l’ordre du jour du Parlement hongrois », a déclaré Jens Stoltenberg.