OpenAI veut participer à l’initiative européenne sur les giga-usines d’IA
Le géant de l’IA OpenAI, créateur de ChatGPT, a exprimé son intérêt pour rejoindre un projet de l’UE visant à construire des « giga-usines » d’IA.
La Commission européenne promeut activement le concept de hubs d’IA à haute capacité afin de fournir aux entreprises européennes l’infrastructure nécessaire pour former leurs propres modèles d’IA à grande échelle.
Cette initiative avait été annoncée en janvier et a depuis été intégrée au plan d’action pour un continent de l’IA (AI Continent Action Plan).
Vendredi dernier (12 juillet), OpenAI a confirmé avoir officiellement manifesté son intérêt pour cette initiative.
« Ces projets en sont encore à leurs débuts, mais ils ont le potentiel de façonner l’avenir de l’Europe », a fait savoir la société, qui a également annoncé son intention de signer le nouveau code de bonnes pratiques pour les IA à usage général (GPAI) publié par l’Union européenne.
L’approche de l’UE en matière d’IA combine des règles pour les développeurs d’IA, dans le cadre de son AI Act, avec des mesures de soutien à l’écosystème, notamment des giga-usines, qui visent à accélérer le développement local d’IA.
Le mois dernier, la commissaire aux Technologies, Henna Virkkunen, a annoncé que la Commission avait reçu plus d’intérêt que prévu pour l’initiative des giga-usines, avec 76 manifestations d’intérêt pour la construction de pôles d’IA. Elle a également indiqué que certaines de ces manifestations provenaient d’entreprises non européennes, mais n’a pas divulgué le nom des acteurs privés à ce stade.
OpenAI a également annoncé ce qu’elle a qualifié de « campagne européenne pour les infrastructures d’IA » plus large, affirmant qu’elle travaillait avec les gouvernements européens pour mettre en place des partenariats public-privé.
La société a également déclaré qu’elle souhaitait lever des fonds au niveau national auprès des gouvernements volontaires afin de financer des start-ups spécialisées dans l’IA.
Ces développements font suite à la publication par la Commission européenne, la semaine dernière, du Code de bonnes pratiques pour les IA générales. Longuement attendu, ce document détaille les mesures que les développeurs de modèles polyvalents, tels que GPT d’OpenAI, peuvent prendre volontairement pour les aider à se conformer à l’AI Act.
Le processus d’élaboration du code a été laborieux et a fait l’objet d’intenses pressions de la part de l’industrie, tout en suscitant des inquiétudes au sein de la société civile. De nombreuses incertitudes subsistent quant aux signataires.
OpenAI et Mistral, en France, ont depuis déclaré qu’ils s’engageraient à respecter le nouveau guide. Mais d’autres grandes entreprises du secteur de l’IA, parmi lesquelles Google, Amazon et Meta, ont jusqu’à présent refusé de confirmer leurs intentions concernant le code.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]