Olaf Scholz accusé de ne pas avoir tenu ses promesses concernant les dépenses de défense

Mercredi, le chancelier allemand Olaf Scholz a soutenu la politique de défense de son gouvernement devant l’assemblée plénière du Bundestag après de nouvelles critiques venant du chef de l’opposition Friedrich Merz au sujet des dépenses de défense.

EURACTIV Allemagne
Bundestag session in Berlin
Au cours d’un débat houleux entre Friedrich Merz et Olaf Scholz devant l’assemblée plénière du parlement allemand mercredi (23 novembre), le chef de l’opposition conservatrice a déclaré que le chancelier n’avait pas tenu ses promesses d’augmentation des dépenses de défense annoncées à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février dernier. [EPA-EFE/FILIP SINGER]

Mercredi (23 novembre), le chancelier allemand Olaf Scholz a soutenu la politique de défense de son gouvernement devant l’assemblée plénière du Bundestag (parlement allemand), après de nouvelles critiques venant du chef de l’opposition Friedrich Merz au sujet des dépenses de défense.

Au cours d’un débat houleux entre Friedrich Merz et Olaf Scholz devant l’assemblée plénière du parlement allemand mercredi (23 novembre), le chef de l’opposition conservatrice a déclaré que le chancelier n’avait pas tenu ses promesses d’augmentation des dépenses de défense annoncées à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février dernier.

« Il s’agit d’une violation de la promesse faite au parlement et, surtout, aux forces armées », a-t-il déclaré avant d’ajouter que la façon dont le gouvernement tient ses promesses et traite les partenaires de l’OTAN et de l’UE suscite, « à juste titre », l’irritation.

Le chancelier allemand a quant à lui balayé les critiques de M. Merz au cours de son intervention et a accusé le chef de l’opposition de raconter des histoires. « Le gouvernement est en train de mettre notre pays à niveau en matière de politique de sécurité », a-t-il souligné.

Même si M. Scholz a promis d’augmenter les dépenses de défense du pays d’au moins 2 %, comme l’exige l’OTAN, M. Merz souligne le fait qu’il est prévu que le budget de la défense nationale diminue de 300 millions d’euros au lieu d’augmenter.

Pour rappel, avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Berlin avait longtemps résisté à la pression des États-Unis et d’autres partenaires de l’OTAN pour augmenter ses dépenses de défense à 2 % de sa production économique.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]