OGM : les cas français et grec renvoyés aux ministres de l’agriculture
La Commission européenne a échoué à obtenir l’accord de la majorité des experts des 27 pour lever la clause de sauvegarde sur le MON810.
La Commission européenne a échoué à obtenir l’accord de la majorité des experts des 27 pour lever la clause de sauvegarde sur le MON810.
Comme prévu (EURACTIV.fr, 12/02/2009), la Commission européenne n’est pas parvenu à faire revenir la France sur sa clause de sauvegarde concernant le maïs MON 810. Les experts du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, chargés d’examiner ce dossier, n’ont pas réussi à dégager la majorité qualifiée nécessaire pour modifier les cas français et grec. Seuls 9 pays totalisant 123 voix sur 345 ont soutenu la Commission (Royaume-Uni, Suède, Finlande, Slovaquie, Roumanie, Portugal, Pays-Bas, Espagne et Estonie).
Alors que les professionnels des semences et de la protection des plantes dénoncent «la frilosité européenne et française», les Verts européens eux, se réjouissent que la Commission ne soit pas parvenu à aller «jusqu’au bout de son forcing».
La Commission européenne a choisi de renvoyer ce dossier devant le Conseil des ministres. Les ministres chargés de l’Agriculture devraient donc se saisir de ce dossier à la fin du mois de mars.