Nucléaire : pas de compromis sur les stress tests, selon la Commission

L’autorité de régulation sur la sûreté nucléaire européenne (Ensreg) a annoncé l’existence d’un compromis sur les audits des centrales en Europe. Mais la Commission européenne dément.

EURACTIV.fr

L’autorité de régulation sur la sûreté nucléaire européenne (Ensreg) a annoncé l’existence d’un compromis sur les audits des centrales en Europe. Mais la Commission européenne dément.

Imbroglio autour des discussions entre la Commission européenne et les représentants nationaux en charge de la sûreté nucléaire. 

Selon la porte-parole du commissaire à l’énergie, Günther Oettinger, quoi qu’ait pu dire le groupe des régulateurs nationaux, l’Ensreg, « aucun accord n’a été conclu entre les États et la Commission », à la suite de la réunion des 12 et 13 mai.

Dans un communiqué de presse daté du 13 mai, le président de l’Ensreg, Andrelj Stritar, ne parlait pas à proprement dit d’accord, mais estimait que les échanges avaient abouti à « un fort degré d’entente » et qu’ « un consensus ne tarderait pas à émerger ».

Des déclarations dont la presse avait rapidement fait écho compte tenu des difficultés à parvenir à un compromis entre la Commission et les États sur ce sujet. 

Un texte ?

Le quotidien Le Monde, a affirmé dans son édition du 17 mai, détenir une copie du document final de la dernière réunion de l’Ensreg. Selon le journal, la « Commission et les États sont tombés d’accord ».

« S’il y a un consensus alors qu’on nous en donne les grandes lignes », a lancé la porte-parole du commissaire, interrogée par EURACTIV.fr.

De son coté, le président de l’Ensreg, Andrej Stritar joint par téléphone, s’est refusé à la moindre déclaration. Les États doivent se prononcer, mercredi 18 mai, sur un texte de compromis. « Je ne reviendrai pas sur mes précédentes déclarations avant de connaitre leur décision », a déclaré M. Stritar.

Jusqu’à présent, le périmètre des tests a opposé certains pays comme la France et le Royaume à l’Allemagne et à la Commission européenne. Paris refuse que les chutes d’avion et les actes de terrorisme soient pris en compte. Contrairement à Bruxelles et Berlin.