Nucléaire : correction d'une erreur dans les documents de planification français
Le document de travail publié initialement mardi (13 juin) par le secrétariat général à la planification écologique comportait une erreur sur le rehaussement des objectifs de déploiement du nouveau nucléaire en France.
Le document de travail publié initialement mardi (13 juin) par le secrétariat général à la planification écologique comportait une erreur sur le rehaussement des objectifs de déploiement du nouveau nucléaire en France.
En mai dernier, la Première ministre avait esquissé les premiers objectifs sectoriels de baisse des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre l’objectif européen de – 55 % de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990.
Dans un document de travail publié initialement mardi (13 juin), le secrétariat général à la planification écologique, rattaché aux services de la Première ministre, a précisé ces objectifs et la trajectoire énergétique à venir de la France.
Le document devra servir de base aux futurs travaux parlementaires concernant la loi de programmation énergie-climat qui définira, à l’automne prochain, la trajectoire des objectifs français de décarbonation de son économie.
Dans ce document, un point a particulièrement retenu l’attention des lecteurs, puisque le SGPE mentionnait le déploiement, au minimum, de 8 réacteurs nucléaires dans les prochaines années.
Or, initialement, les objectifs français tels qu’évoqués par le président de la République en février 2022 et tels qu’inscrits dans la loi de relance du nucléaire, mentionnaient un nombre minimum de 6 réacteurs.
Cet ajout de 2 réacteurs supplémentaires au minimum traduisait, selon un cadre d’EDF contacté par EURACTIV France, une marque de « confiance générale dans les compétences d’EDF pour que l’Europe gagne en autonomie et souveraineté ».
Mais dans une version actualisée du document de travail publiée mercredi (14 juin), il n’est plus mentionné 8, mais 6 nouveaux réacteurs nucléaires.
Le document précédent comportait donc bien une coquille, confirme à EURACTIV France le ministère de la Transition énergétique.
Il n’est donc pas prévu, actuellement, de rehausser le minimum de nouveaux réacteurs prévus en France.
Le premier de ces nouveaux réacteurs prendra place sur le site nucléaire de Penly en Seine-Maritime. Les travaux devraient commencer en 2027, avant que les sites nucléaires des Hauts-de-France et en Auvergne Rhône-Alpes ne suivent.