Nouvelle attaque de Donald Trump contre Volodymyr Zelensky
Alors que Washington pense tenir un accord de paix avec la Russie, Donald Trump a accusé mercredi 23 avril Volodymyr Zelensky de tenir des propos « incendiaires » qui prolongeraient la guerre.
Alors que Washington pense tenir un accord de paix avec la Russie, Donald Trump a accusé mercredi 23 avril Volodymyr Zelensky de tenir des propos « incendiaires » qui prolongeraient la guerre.
Si l’Ukraine a déclaré mercredi 23 avril qu’elle restait « engagée » dans les efforts menés par Washington pour mettre fin à la guerre avec la Russie, elle a également fixé des lignes rouges claires pour tout accord futur.
Plus tôt, les médias avaient fait état d’une proposition américaine selon laquelle l’Ukraine céderait à Moscou la quasi-totalité des territoires occupés par la Russie.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a déclaré au Wall Street Journal que « l’Ukraine ne reconnaîtra pas légalement l’occupation de la Crimée », ajoutant qu’il n’y avait pas de discussion à ce sujet.
En effet, Kiev est « prête à négocier, mais pas à capituler », a rappelé la vice-Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.
Ioulia Svyrydenko a déclaré qu’un « cessez-le-feu total — sur terre, dans les airs et en mer — est la première étape nécessaire », mais a insisté sur le fait que tout accord futur ne devait pas permettre à la Russie de regrouper ses forces et de poursuivre ses attaques.
« Si l’adhésion à l’OTAN n’est pas accordée, l’Ukraine exigera des garanties de sécurité contraignantes, suffisamment solides pour dissuader toute agression future », a-t-elle poursuivi.
Peu après, Donald Trump a vivement critiqué le refus du président ukrainien de reconnaître l’occupation russe de la Crimée dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu qui serait selon lui « très proche ».
« Ce sont des déclarations incendiaires comme celles de [Volodymyr] Zelensky qui rendent si difficile la résolution de cette guerre », a fustigé le locataire de la Maison-Blanche, laissant entendre que la Crimée était un élément essentiel de tout accord qu’il aurait pu conclure avec le président russe Vladimir Poutine.
Il a ajouté : « Personne ne demande à [Volodymyr] Zelensky de reconnaître la Crimée comme territoire russe, mais s’il veut la Crimée, pourquoi ne s’est-il pas battu pour elle il y a onze ans, lorsqu’elle a été cédée à la Russie sans le moindre coup de feu ? »
Pour lui, la déclaration du président ukrainien ne fera que prolonger la « tuerie ». « Nous sommes très proches d’un accord, mais celui qui n’a « aucune carte à jouer » doit maintenant, enfin, LE CONCLURE. »
Le vice-président américain JD Vance, en déplacement en Inde, a réitéré l’avertissement lancé précédemment par le gouvernement américain selon lequel les États-Unis se retireraient des négociations pour un cessez-le-feu si l’Ukraine et la Russie ne parvenaient pas rapidement à un accord de paix.
« Nous avons présenté une proposition très claire aux Russes et aux Ukrainiens, et il est temps pour eux d’accepter ou pour les États-Unis de se retirer de ce processus », a affirmé JD Vance.
Il a ajouté qu’il faudrait procéder à « certains échanges territoriaux » afin de parvenir à un accord de paix, la proposition américaine incluant une disposition visant à « geler les frontières territoriales plus ou moins là où elles se trouvent aujourd’hui ».
« Bien sûr, cela signifie que les Ukrainiens et les Russes devront tous deux renoncer à une partie du territoire qu’ils possèdent actuellement », a-t-il reconnu.
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[Édité par Anne-Sophie Gayet]