Nouvelle attaque de Donald Trump contre Volodymyr Zelensky

Alors que Washington pense tenir un accord de paix avec la Russie, Donald Trump a accusé mercredi 23 avril Volodymyr Zelensky de tenir des propos « incendiaires » qui prolongeraient la guerre.

EURACTIV.com
Trump White House
Le président Donald J. Trump rencontre le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le vendredi 28 février 2025, à Washington, DC. [Getty Images/Jabin Botsford_The Washington Post]

Alors que Washington pense tenir un accord de paix avec la Russie, Donald Trump a accusé mercredi 23 avril Volodymyr Zelensky de tenir des propos « incendiaires » qui prolongeraient la guerre.

Si l’Ukraine a déclaré mercredi 23 avril qu’elle restait « engagée » dans les efforts menés par Washington pour mettre fin à la guerre avec la Russie, elle a également fixé des lignes rouges claires pour tout accord futur.

Plus tôt, les médias avaient fait état d’une proposition américaine selon laquelle l’Ukraine céderait à Moscou la quasi-totalité des territoires occupés par la Russie.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a déclaré au Wall Street Journal que « l’Ukraine ne reconnaîtra pas légalement l’occupation de la Crimée », ajoutant qu’il n’y avait pas de discussion à ce sujet.

En effet, Kiev est « prête à négocier, mais pas à capituler », a rappelé la vice-Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.

Ioulia Svyrydenko a déclaré qu’un « cessez-le-feu total — sur terre, dans les airs et en mer — est la première étape nécessaire », mais a insisté sur le fait que tout accord futur ne devait pas permettre à la Russie de regrouper ses forces et de poursuivre ses attaques.

« Si l’adhésion à l’OTAN n’est pas accordée, l’Ukraine exigera des garanties de sécurité contraignantes, suffisamment solides pour dissuader toute agression future », a-t-elle poursuivi.

Peu après, Donald Trump a vivement critiqué le refus du président ukrainien de reconnaître l’occupation russe de la Crimée dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu qui serait selon lui « très proche ».

« Ce sont des déclarations incendiaires comme celles de [Volodymyr] Zelensky qui rendent si difficile la résolution de cette guerre », a fustigé le locataire de la Maison-Blanche, laissant entendre que la Crimée était un élément essentiel de tout accord qu’il aurait pu conclure avec le président russe Vladimir Poutine.

Il a ajouté : « Personne ne demande à [Volodymyr] Zelensky de reconnaître la Crimée comme territoire russe, mais s’il veut la Crimée, pourquoi ne s’est-il pas battu pour elle il y a onze ans, lorsqu’elle a été cédée à la Russie sans le moindre coup de feu ? »

Pour lui, la déclaration du président ukrainien ne fera que prolonger la « tuerie »« Nous sommes très proches d’un accord, mais celui qui n’a « aucune carte à jouer » doit maintenant, enfin, LE CONCLURE. »

Le vice-président américain JD Vance, en déplacement en Inde, a réitéré l’avertissement lancé précédemment par le gouvernement américain selon lequel les États-Unis se retireraient des négociations pour un cessez-le-feu si l’Ukraine et la Russie ne parvenaient pas rapidement à un accord de paix.

« Nous avons présenté une proposition très claire aux Russes et aux Ukrainiens, et il est temps pour eux d’accepter ou pour les États-Unis de se retirer de ce processus », a affirmé JD Vance.

Il a ajouté qu’il faudrait procéder à « certains échanges territoriaux » afin de parvenir à un accord de paix, la proposition américaine incluant une disposition visant à « geler les frontières territoriales plus ou moins là où elles se trouvent aujourd’hui ».

« Bien sûr, cela signifie que les Ukrainiens et les Russes devront tous deux renoncer à une partie du territoire qu’ils possèdent actuellement », a-t-il reconnu.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]