Nouveau ticket d'entrée de 5 euros dans les hôpitaux grecs
Le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, a défendu la mise en place de frais de cinq euros pour l'admission dans les hôpitaux publics. Les autres partis grincent des dents.
Le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, a défendu la mise en place de frais de cinq euros pour l'admission dans les hôpitaux publics. Les autres partis grincent des dents.
Les patients grecs vont devoir payer plus pour être acceptés au sein des hôpitaux membres du nouveau « Réseau national de soin de premier degré » (PEDY). Le ministre grec de la Santé a été vertement critiqué par les partis d'opposition, mais aussi par son partenaire de coalition, le PASOK.
Les députés du PASOK estiment que ce supplément de cinq euros est une décision « soudaine », « irréfléchie » qui sème la confusion auprès des citoyens.
En début d'année, la Grèce avait déjà souhaité mettre en place des frais d'hôpitaux de 25 euros afin que le gouvernement puisse percevoir de nouvelles recettes. Ce supplément a finalement été remplacé par une taxe pour les fumeurs.
>> Lire : La Grèce met les fumeurs à contribution pour financer le système de santé
Le texte de loi sur les nouveaux frais hospitaliers a été rédigé et adopté par le Parlement grec en 2011, sous le gouvernement de l'ancien premier ministre socialiste George Papandreou.
Adonis Georgiadis a attaqué le PASOK sur un plateau télévisé lundi soir, il y a affirmé que le gouvernement précédent était responsable de la mise en place de ces droits d’admission, selon le journal Ekathimerini.
La Fédération des syndicats de médecins grecs (OENGE) a également sommé le ministère de la Santé de retirer les frais hospitaliers.
« Les citoyens ont déjà contribué au système de santé en payant la sécurité sociale et leurs taxes, ils ne devraient pas être obligés de payer la même chose une troisième fois », a indiqué OENGE dans un communiqué du 4 mars dernier.
Ils ont ajouté que les citoyens devraient refuser de payer ces frais.
Selon le Fonds monétaire international, Athènes est confrontée à un déficit de financement de près de 11 milliards d'euros pour la période 2014-2015.