Nouveau lancement d’un portail européen dédié aux PME
Le portail « l’Europe est a vous – Entreprises » est relancé par la Commission européenne.
Le portail « l’Europe est a vous – Entreprises » est relancé par la Commission européenne.
A l’occasion du sommet européen des entreprises, jeudi 26 mars, le vice président de la Commission européenne, en charge des entreprises et de l’industrie, Günter Verheugen, a relancé le site internet « l’Europe est à vous – Entreprises ».
Ce portail, crée par Bruxelles en partenariat avec les autorités nationales des pays de l’UE, vise « à faciliter l’accès des entrepreneurs à l’information sur l’exercice d’activités économiques dans d’autres États membres de l’Union », indique le communiqué de presse.
On y trouve des informations sur comment créer, gérer et être responsable d’une entreprise dans un autre État membre. Les différentes formes juridiques que peuvent prendre une entreprise, les dispositions du code du travail et de comptabilité à respecter sont aussi disponibles.
Enfin, le portail souligne les aides apportées dans chaque États aux entreprises. Seul le Royaume-Uni n’a pas encore, semble-t-il, souhaité communiquer sur le sujet.
Selon la Commission, ce portail facilitera les activités transfrontalières des petites et moyennes entreprises (PME), principalement visées par le site. Celles-ci pourraient alors utiliser davantage le marché intérieur pour promouvoir leurs produits ou services dans l’État voisin du leur.
Crée en 2007, ce site a connu un premier ravalement de façade en novembre 2008. Alors que le Small Business Act (SBA) venait d’être lancé quelques mois plus tôt, en juillet, par Bruxelles, puis adopté par le Conseil de l’UE en décembre. (EURACTIV.fr 8/12/2008) Or, le SBA vise notamment à encourager les PME à utiliser davantage les ressources procurées par le marché intérieur de l’UE. La Commission semble donc vouloir faire du site internet « l’Europe est à vous » un outil du SBA.
Cinq mois plus tard, Bruxelles décide de promouvoir à nouveau son site. A se demander si celui-ci est utilisé par les entrepreneurs de l’UE. Le site internet «s’est vraiment amélioré», indique le porte parole de la DG entreprises et industries, Ton Van Lierop. « Il a un nouveau design, il est plus rapide, il contient de nouvelles informations et est désormais disponible dans toutes les langues », contrairement à sa première version, ajoute le porte parole.
Interrogé par EURACTIV.fr sur le nombre d’utilisateur du site, M. Van Lierop déclare « qu’il est déjà très bien utilisé », mais n’a plus le nombre de «clic» en tête. Pourtant, côté français, l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) et l’établissement Oséo,qui soutient les projets innovants des entreprises, indiquent n’avoir jamais été contactés à ce sujet. Or ces deux structures sont toutes deux spécialisées dans le conseil en création d’entreprises. Oséo est même référencé sur le site en tant que soutien à l’innovation et à la création des PME en France. Un nouveau lancement du site européen ne semblait donc pas de trop.
POSITIONS :
Selon le vice-président de la Commission, M. Günter Verheugen, « cette initiative constitue une nouvelle étape pour faciliter la vie des PME et les aider à exercer leurs activités dans d’autres États membres. Le marché unique est un atout trop important pour que les entreprises européennes ratent des occasions par manque d’information ».
Chez Oséo, Laurence Faigenbaume, en charge du réseau européen des entreprises, indique avoir « découvert ce site internet par hasard, il y a quelques jours ». Elle n’a « pas du tout » été approchée à ce sujet.
A l’Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat (APCM), Pierre Genest confie que « s’ils connaissent ce portail d’informations, en revanche, ils n’ont été destinataires de demandes ou d’interrogations à son sujet de la part d’entrepreneurs (français ou étrangers), qui sont généralement à la recherche d’informations à caractère moins institutionnel ». « L’APCM se félicite, toutefois, d’être citée sur ce site européen en tant que réseau accompagnant les entreprises artisanales à tous les stades de leur développement », précise-t-il.