Nouveau gouvernement de centre-droit en Estonie [FR]
Un nouveau gouvernement, dirigé par le premier ministre, Andrus Ansipa, été mis en place en Estonie. Cependant, la coalition de centre-droit qui a prêté serment le 5 avril 2007 se trouve déjà confrontée à de vives critiques de la part de son pays voisin la Russie.
Un nouveau gouvernement, dirigé par le premier ministre, Andrus Ansipa, été mis en place en Estonie. Cependant, la coalition de centre-droit qui a prêté serment le 5 avril 2007 se trouve déjà confrontée à de vives critiques de la part de son pays voisin la Russie.
Le Riigikogu, le parlement estonien, a donné son feu vert au nouveau gouvernement du premier ministre, Andrus Ansip. Le président Toomas Hendrik Ilves a demandé au chef du Parti de la Réforme qui a remporté le plus de voix, Andrus Ansip, d’être le prochain premier ministre.
Le nouveau gouvernement tripartite est composé du Parti de la Réforme d’Andrus Ansip (R), de l’alliance nationaliste de droite l’Union pour la patrie-Res Publica et du Parti social-démocrate (SD). Ensemble, ils possèdent 62 des 101 sièges de l’assemblée estonienne.
Le nouveau gouvernement a été formé à la suite des élections législatives tenues le 4 mars 2007 et devrait poursuivre les politiques pro-européennes et favorables aux entreprises conduites par le gouvernement sortant. La nouvelle coalition a promis de prendre des mesures pour augmenter le taux de naissance du pays en accordant des avantages financiers aux parents. La population de l’Etat balte, qui compte aujourd’hui 1,3 millions d’habitants, est en déclin depuis ces dernières années.
La coalition a également annoncé qu’elle réduirait l’impôt à taux unique de l’actuel 22% à 18% d’ici 2011. L’Estonie constitue l’une des économies affichant la plus rapide expansion. Son succès est souvent attribué au système d’imposition à taux unique très controversé.
Le nouveau gouvernement a également déclaré qu’il se débarrasserait du mémorial de guerre de l’époque soviétique de la capitale estonienne Talinn, qui a été une source de préoccupation pour certains nationalistes anti-russes. Le vice-premier ministre russe, Sergei Ivanov, a critiqué ce projet et l’a taxé d’acte de vandalisme qui « ne passera pas sans laisser de trace dans les relations entre la Russie et l’Estonie ». Il a aussi vivement encouragé un boycott des produits estoniens durant les vacances de Pâques.