Nouveau débat sur le nucléaire au sein du gouvernement de coalition allemand [FR]
Peu après le sommet de printemps 2006, dont la politique énergétique était le thème principal, et quelques jours avant le sommet national sur la politique énergétique, l'industrie met la pression sur la chancelière allemande Angela Merkel afin qu'elle modère la politique du gouvernement rose-vert précédent relative à la suppression progressive de l'énergie nucléaire.
Peu après le sommet de printemps 2006, dont la politique énergétique était le thème principal, et quelques jours avant le sommet national sur la politique énergétique, l’industrie met la pression sur la chancelière allemande Angela Merkel afin qu’elle modère la politique du gouvernement rose-vert précédent relative à la suppression progressive de l’énergie nucléaire.
Les fournisseurs d’énergie, l’industrie et les décideurs politiques se réuniront à Berlin le 3 mars 2006 pour débattre de la future politique énergétique de l’Allemagne. Les ONG environnementales n’y ont pas été conviées. Bien que la question sensible relative à la sortie du pays du nucléaire ne soit pas à l’ordre du jour pour l’instant, elle planera sur les discussions depuis le conflit ouvert qui est survenu entre les ministres socio-démocrates et ceux démocrates chrétiens, au sein du gouvernement de grande coalition dirigé par Mme Merkel.
Le ministre de l’Economie, Michael Glos, membre du CSU, parti bavarois frère du CDU de Mme Merkel, a récemment été cité par la presse pour avoir déclaré que, afin d’éviter les goulots d’étranglement, les centrales nucléaires devaient rester opérationnelles plus longtemps plutôt que ce qui a été décidé dans un accord passé entre l’indutrie et le gouvernement rose-vert. Cet accord a également été intégré à l’accord de coalition qui a ouvert la voie au gouvernement actuel.
Sigmar Gabriel, le ministre socio-démocrate de l’environnement, a quant à lui déclaré : « Le retrait progressif va se poursuivre. L’industrie a signé un accord, et je suppose que les industriels en respecteront les termes ». Au sujet des rumeurs selon lesquelles les opérateurs des centrales nucléaires en Allemagne enverraient des demandes afin de faire fonctionner leurs centrales plus longtemps, M. Gabriel a affirmé qu’il rejetterait toute demande de ce type.
La politique énergétique du gouvernement rose-vert, qui repose en partie sur la substitution du gaz naturel importé de Russie à l’énergie nucléaire, a récemment fait l’objet d’attaques après la nomination du prédécesseur de Mme Merkel, le socio-démocrate Gerhard Schröder, au poste de président du conseil de surveillance du consortium réalisant le gazoduc prévu entre Vyborg (Russie) et Greifswald dans le nord-ouest de l’Allemagne.