North Sea Summit : les Pays-Bas et le Royaume-Uni devraient annoncer une nouvelle interconnexion énergétique

Les Pays-Bas et le Royaume-Uni devraient annoncer, ce lundi (24 avril), la construction d’une nouvelle liaison électrique reliant les deux pays et les éoliennes offshore de la mer du Nord, afin d’accroître la sécurité énergétique et de stimuler l’énergie renouvelable.

Euractiv.com
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La ligne électrique, baptisée « LionLink », est la deuxième du genre et transportera suffisamment d’électricité pour alimenter plus de ménages que Birmingham et Manchester réunis, selon le gouvernement britannique. [SHUTTERSTOCK/Masha Basova]

Les Pays-Bas et le Royaume-Uni devraient annoncer, ce lundi (24 avril), la construction d’une nouvelle liaison électrique reliant les deux pays et les éoliennes offshore de la mer du Nord, afin d’accroître la sécurité énergétique et de stimuler l’énergie renouvelable.

« Cette nouvelle connexion renforce la sécurité et l’indépendance énergétiques en Europe. Il est impératif que les pays de la mer du Nord collaborent étroitement en matière d’énergie éolienne en mer et d’interconnexion », a déclaré Rob Jetten, ministre néerlandais du Climat et de l’Énergie.

La ligne électrique, baptisée « LionLink », est la deuxième du genre et transportera suffisamment d’électricité pour alimenter plus de ménages que Birmingham et Manchester réunis, selon le gouvernement britannique.

Cette ligne, qui devrait être opérationnelle au début de la prochaine décennie, sera quatre fois plus grande que la seule autre interconnexion de ce type et pourra transporter jusqu’à 1,8 gigawatt.

« La mer du Nord est devenue le principal fournisseur d’électricité verte des Pays-Bas et d’une grande partie de l’Europe, et nous sommes donc prêts à étendre l’interconnexion entre les deux pays », a déclaré M. Jetten.

Les ministres de l’Énergie britannique et néerlandais annonceront les projets de liaison lors du Sommet de la mer du Nord (North Sea Summit), qui a lieu ce lundi à Ostende, en Belgique, qui réunira les représentants de neuf États membres et la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson, pour discuter des ambitions futures en matière d’énergie éolienne en mer.

Le ministre britannique de la Sécurité énergétique, Grant Shapps, devrait également signer un protocole d’accord avec le Danemark afin de renforcer la collaboration sur la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables.

« Avec les liens étroits que nous entretenons avec nos voisins d’Europe du Nord réunis aujourd’hui au sommet de la mer du Nord, nous renforçons notre sécurité énergétique et envoyons un signal fort à la Russie de [Vladimir] Poutine : les jours de sa domination sur les marchés mondiaux de l’énergie sont bel et bien révolus », a déclaré M. Shapps.

Selon le gouvernement néerlandais, LionLink soutiendra la décarbonation et l’intégration des marchés, renforcera la sécurité de l’approvisionnement et constituera une étape importante vers un réseau offshore intégré en mer du Nord.

« Il s’agit d’une première étape et d’une excellente occasion d’apprendre au fur et à mesure que le réseau offshore prend forme », a déclaré Manon van Beek, PDG de TenneT, le gestionnaire du réseau de transport néerlandais qui collabore avec la société britannique National Grid pour développer le projet.

Le Royaume-Uni dispose déjà d’une capacité d’interconnexion de 8,4 gigawatts, dont une liaison électrique avec la Belgique. LionLink permettra d’augmenter cette capacité d’un cinquième.

« Connecter des parcs éoliens à plusieurs marchés simultanément change la donne en matière d’infrastructure énergétique et nous rapproche de la réalisation de l’énorme potentiel d’énergie verte de la mer du Nord », a déclaré Ben Wilson, président de National Grid Ventures.

« Nous avons maintenant besoin d’un cadre politique, juridique et règlementaire adéquat pour y parvenir et établir un réseau en mer du Nord mutuellement bénéfique afin d’offrir un avenir énergétique plus propre, plus équitable, plus sûr et plus abordable aux consommateurs britanniques et européens », a-t-il ajouté.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]