Nicolas Sarkozy souhaite interrompre le processus d'élargissement de l'UE [FR]
Dans ses voeux à la presse, le ministre de l'Intérieur français, Nicolas Sarkozy, a déclaré que l'UE ne devait pas procéder à de nouveaux élargissements et a proposé de faire de la Constitution européenne un simple document fonctionnel.
Dans ses voeux à la presse, le ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, a déclaré que l’UE ne devait pas procéder à de nouveaux élargissements et a proposé de faire de la Constitution européenne un simple document fonctionnel.
Le dirigeant français du parti de l’UMP, candidat ambitieux à la présidentielle en 2007, considère que le projet controversé de Constitution pour l’Europe doit être révisé et réduit à un simple document fonctionnel, et doit ensuite être approuvé par le Parlement français lors d’un simple vote. Selon M. Sarkozy, la révision du document doit reposer sur une nouvelle série de consultations avec les gouvernements des Etats membres et le nouveau traité allégé doit éluder la nécessité d’organiser des référendums sur ce texte dans l’UE. Selon des officiels français cités dans Le Financial Times, les propositions de M. Sarkozy ne reflètent pas la politique du gouvernement.
M. Sarkozy a également déclaré que l’UE ne devait pas procéder à de nouveaux élargissements tant que ses institutions communautaires ne sont pas consolidées. Tout en reconnaissant que les négociations avec la Bulgarie et la Roumanie étaient déjà trop avancées pour être interrompues, il a indiqué que l’Europe avait besoin de frontières et que les Etats membres devaient, selon lui, s’efforcer d’établir un « partenariat stratégique » pour ceux de leurs voisins qui ne peuvent adhérer à l’UE. L’opposition aux ambitions europénnes de la Turquie a été considérée comme l’une des raisons essentielles du rejet de la Constitution européenne par l’opinion publique française.
M. Sarkozy a également répété son souhait de voir six Etats membres, à savoir le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et l’Espagne, jouer un rôle de ‘moteur de l’Union européenne’.