Nicolas Sarkozy continue à plaider pour une taxe carbone aux frontières de l’UE
A l’occasion de ses vœux aux forces économiques, le président de la République a réclamé une concurrence "loyale".
A l’occasion de ses vœux aux forces économiques, le président de la République a réclamé une concurrence « loyale ».
Quelques jours après l’avis du Conseil constitutionnelle sur la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé, mercredi 6 jancier à Cholet (Maine-et-Loire), pour l’établissement d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe, lors de ses vœux aux «forces économiques».
Il a réclamé que les pays qui ne respectent pas les règles environnementales de l’UE voient leurs produits taxés en entrant dans le territoire européen. «Le concurrence oui, mais la concurrence loyale», a-t-il martelé.
Par ailleurs, il a précisé que Christine Lagarde et Eric Woerth présenteraient, début février, une taxe de 50 % sur les bonus distribués aux traders. Une mesure analogue à celle prise au Royaume-Uni fin 2009.
«L’Europe, si elle a une volonté, doit imposer son modèle au monde», a-t-il ajouté. Il a affirmé qu’il avait également l’intention de s’attaquer au «déficit de compétitivité» lié aux disparités monétaires entre le dollar et l’euro. Sans donner plus de précisions sur le sujet.