Naissance de la famille politique des partis pirates européens
Lors d’une conférence à Prague, les représentants des partis pirates de plus de 25 pays ont décidé de mettre en place une plateforme commune et de lancer une campagne pour les élections au Parlement européen prévues en 2014, ont rapporté les médias tchèques.
Lors d’une conférence à Prague, les représentants des partis pirates de plus de 25 pays ont décidé de mettre en place une plateforme commune et de lancer une campagne pour les élections au Parlement européen prévues en 2014, ont rapporté les médias tchèques.
Les partis pirates se sont mis d'accord, le week-end dernier, pour créer leur propre groupe politique au Parlement européen s'ils sortaient victorieux des élections de 2014, a rapporté le Prague Daily Monitor.
Selon l'agence de presse ?TK, le texte adopté lors de cette réunion pourrait jeter les bases d'un parti européen plus unifié, mais il devra d'abord être approuvé par les partis de chaque pays, a déclaré Mikuláš Ferjen?ík, le président du Parti pirate tchèque.
Mis à part l'élection de leur parti dirigeant, le Parti pirate international (PPI), les représentants nationaux ont principalement évoqué des moyens de renforcer leur influence politique et d'assurer leur succès lors des élections, à l'instar de leurs homologues suédois et allemands (voir « contexte »).
Le PPI a par ailleurs accueilli deux nouveaux membres : les partis pirates croate et grec. Les pirates slovaques se sont également portés candidats à l'adhésion.
« Nous pourrons coordonner la campagne et commencer à travailler sur un programme conjoint que nous partagerons dans toute l'Europe », aurait déclaré M. Ferjen?ík.
Les partis pirates européens se sont engagés à promouvoir un État plus transparent et une plus grande implication des citoyens dans le processus décisionnel, a affirmé M. Ferjen?ík avant d'ajouter qu'ils proposeraient également une réforme du concept de propriété intellectuelle.
Les partis pirates se sont surtout concentrés sur la liberté de l'Internet et sur la restriction des droits d'auteur, qu'ils considèrent comme un obstacle à la diffusion libre des productions musicales et cinématographiques et des programmes informatiques.
Plus récemment, les partis pirates ont attiré l'attention en organisant des manifestations contre l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) qui, selon eux, limiterait la liberté de l'Internet.