Moscovici appelle Hollande à être plus offensif sur l'Europe s'il est candidat
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a souhaité dimanche que François Hollande soit « plus offensif » sur l'Europe s'il est candidat à un deuxième mandat.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a souhaité dimanche que François Hollande soit « plus offensif » sur l’Europe s’il est candidat à un deuxième mandat.
« Je pense que le président de la République sortant, en toute logique, devrait être candidat à l’élection présidentielle à nouveau et se battre », a déclaré M. Moscovici sur Europe 1-iTELE-Les Echos, en rappelant que tous les précédents présidents se sont représentés pour un second mandat sous la Ve République. « C’est profondément logique », a-t-il dit.
Dans cette hypothèse d’une candidature de François Hollande, « je souhaiterais qu’il soit vraiment proeuropéen (…) qu’il soit plus offensif, qu’il soit plus agressif, et qu’il dise vraiment ce qu’est sa tripe européenne », a affirmé M. Moscovici.
Candidature 2017
Interrogé sur son absence au « sommet des réformistes européens » samedi à Lyon, M. Moscovici a expliqué avoir « compris que cette manifestation qui au départ devait être une manifestation de réformistes, se transformait petit à petit en autre chose, en une forme de meeting politique ».
« Quand vous êtres commissaire européen (…) vous n’avez pas envie d’être instrumentalisé », a-t-il affirmé. Il a au passage qualifié d’« absurdité » l’idée d’une pression qui serait venue de l’Elysée.
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Interrogé sur Emmanuel Macron, au centre de la réunion de Lyon, M. Moscovici y voit « une candidature qui n’est ni droite, ni gauche » et « une démarche très personnelle ».
« La vie politique doit toujours s’organiser autour du clivage gauche-droite », a-t-il affirmé, en ajoutant que « la France n’a pas besoin d’homme providentiel, (elle) a besoin de réformes de structure, économiques, politiques, sociales ».
Moscovici a d’autre part observé que « la probabilité de la qualification de Marine Le Pen au deuxième tour » était « forte », mais qu’« on peut encore l’éviter (…) à condition d’être unis, d’être forts ».
Le commissaire européen « ne croit pas » que la présidente du FN puisse l’emporter, mais « il faut éviter à toute force que le Front national continue son expansion », a-t-il ajouté.