Mme Merkel commence sa tournée des capitales européennes [FR]

Au lendemain de son élection comme chancelière d'Allemagne, Angela Merkel s'est rendue à Paris et à Bruxelles et doit se rendre à Londres le 24 novembre 2005.

Au lendemain de son élection comme chancelière d’Allemagne, Angela Merkel s’est rendue à Paris et à Bruxelles et doit se rendre à Londres le 24 novembre 2005.

Constitution européenne: Mme Merkel a déclaré que l’Union européenne élargie avait, selon elle, toujours besoin d’une constitution, malgré les récents résultats négatifs des référendums français et néerlandais. Elle a ainsi considéré que l’UE pouvait envisager une pause pour permettre un temps de réflexion mais que l’Allemagne souhaitait clairement apporter sa contribution à tout effort d’adoption du projet de constitution. Elle a également précisé que cette période de réflexion n’était pas une excuse pour mettre ce projet de côté car l’Union européenne a besoin d’une constitution. Il faut donc, selon elle, renforcer le sentiment que les difficultés auxquels l’Union est confrontée peuvent être résolus. 

Finances de l’UE: A la veille de sa rencontre avec le Premier ministre Tony Blair, Mme Merkel a déclaré au sujet des perspectives financières qu’il fallait examiner tous les points de vue en détail, à savoir ceux des contributeurs nets comme ceux des pays bénéficiaires, et ne pas tenir compte d’un seul point de vue. Selon elle, la question du rabais britannique est un des éléments du dossier, mais l’UE ne parviendra pas à trouver une solution si elle ne prend pas en compte et ne traite pas dans leur ensemble tous les principaux éléments. Elle a par ailleurs indiqué qu’elle apportait tout son soutien à une Europe forte sur le plan économique et que les Etats membres devaient mener des réformes pour permettre à l’UE d’apporter sa contribution et de jouer son rôle au niveau mondial. 

Modèle social européen: Mme Merkel a déclaré à des journalistes bruxellois que le modèle social européen ne devait être préservé que si l’Europe était forte sur le plan économique.

Relations franco-allemandes: Mme Merkel a indiqué que son choix de Paris comme première visite au cours de sa tournée des capitales européennes ne tenait pas du « rituel » mais reflétait sa conviction profonde qu' »une bonne relation franco-allemande, approfondie, amicale, est non seulement importante pour nos deux pays, mais aussi nécessaire et utile à l’Europe. » Selon elle, l’Allemagne et la France ont des responsabilités communes à l’égard des nouveaux Etats membres pour leur donner quelque certitude de pouvoir poursuivre leur développement en Europe. Elle est ainsi confiante dans le fait que M. Chirac et elle parviendront à avoir une relation cordiale.

Jacques Chirac a ajouté: « L’Europe, pour bien fonctionner, doit comporter un axe franco-allemand réellement solide. […] L’expérience le prouve: si nous ne nous entendons pas, le système se bloque et l’Europe est un peu comme une voiture dont une pièce serait défaillante, ou se casserait. »  


Relations transatlantiques
: Mme Merkel a déclaré à l’issue de sa rencontre avec le Secrétaire Général de l’OTAN, le Général Jaap de Hoop Scheffer, que les liens entre les Etats-Unis et l’Allemagne devaient être renforcés.

Guerre en Irak: Interrogée à propos d’une éventuelle participation de l’Allemagne à la formation des officiers militaires iraquiens dans le pays, Mme Merkel a déclaré que l’Allemagne avait établi clairement qu’elle ne comptait toujours pas prendre part à la formation en Irak, mais qu’elle continuerait à mener des formations dans les pays voisins. Sa politique s’inscrira donc, selon elle, dans la continuité de la politique de son prédécesseur. 

OTAN: Au siège de l’OTAN, Mme Merkel a déclaré que l’OTAN doit être au centre de la coopération transatlantique dans les domaines de la politique et de la sécurité internationales. Selon elle, l’OTAN doit être une organisation vers laquelle les Etats membres se tournent pour évoquer des problèmes politiques.

Relations avec la Russia: Mme Merkel, qui a grandi en Allemagne de l’Est, parle couramment russe mais a la réputation d’être plus critique envers la politique russe actuelle que son prédécesseur. Lors de sa visite en France en juin, elle avait déclaré que de bonnes relations avec la Russie ne devaient pas empêcher l’Allemagne d’avoir des relations avec d’autres pays comme la Pologne.