Médias : échanges d’amabilités entre Bruxelles et la Hongrie
Dans une lettre adressée à la Commission, Budapest précise qu’elle est prête à amender sa loi controversée sur la presse. La commissaire à l’Agenda numérique, Neelie Kroes, s’est félicitée de ce signe d’ouverture.
Dans une lettre adressée à la Commission, Budapest précise qu’elle est prête à amender sa loi controversée sur la presse. La commissaire à l’Agenda numérique, Neelie Kroes, s’est félicitée de ce signe d’ouverture.
Le gouvernement hongrois a fait parvenir à la Commission européenne, lundi 31 janvier, une lettre dans laquelle il répond aux objections de l’UE sur sa très controversée loi sur les médias Le 21 janvier, Bruxelles avait exprimé « de sérieux doutes sur la compatibilité du droit hongrois avec la législation européenne ».
Dans sa lettre, le ministre hongrois de la Justice, Tibor Navracsics se dit prêt à modifier la loi, si après des discussions techniques avec la Commission, celle-ci considère toujours que le texte ne respecte pas la législation européenne.
Lors d’une conférence de presse, lundi 31 janvier, le secrétaire d’État hongrois à la Communication, Zoltan Kovacs, a précisé que son pays était prêt à réduire l’étendue de sa loi sur les médias. Il a par exemple précisé que les amendes pour les médias étrangers qui ne respecteraient pas cette loi pourraient être abandonnées.
« L’espace d’un dialogue intelligent est maintenant ouvert. Il est grand temps que cela arrive après toutes les vaines discussions et les attaques politiques», a-t-il ajouté.
Impatiente de discuter
Une lettre et des déclarations qui plaisent à Bruxelles. Mardi 1er février, le porte-parole de Mme Kroes, a précisé que la commissaire se félicitait des disponibilités des autorités hongroises à discuter des points soulevés par l’exécutif européen « ainsi que leur volonté clairement exprimée de modifier la loi si nécessaire ».
« Mme Kroes et ses collaborateurs sont impatients de discuter rapidement des aspects techniques du dossier avec les autorités hongroises afin de résoudre les problèmes dès que possible », a expliqué le porte-parole.