MEDEF : Renforcer la politique commerciale européenne

Face aux quatre géants que sont la Chine, les États-Unis, l’Inde et la Russie, l’UE a cessé d’être un moteur de croissance, déplore le MEDEF. L’organisation patronale demande donc au gouvernement français, dans la perspective de la Présidence française de l’UE en 2008, de contribuer à la mise en place d’une politique économique cohérente au niveau européen et d’aider à consolider la politique commerciale communautaire.

Face aux quatre géants que sont la Chine, les États-Unis, l’Inde et la Russie, l’UE a cessé d’être un moteur de croissance, déplore le MEDEF. L’organisation patronale demande donc au gouvernement français, dans la perspective de la Présidence française de l’UE en 2008, de contribuer à la mise en place d’une politique économique cohérente au niveau européen et d’aider à consolider la politique commerciale communautaire.

Diagnostic  :

Le monde subit un profond bouleversement et tend à se structurer autour de pays continents – Chine, Inde, États-Unis, Russie. Face aux poids des ces géants, l’Europe dispose d’atouts considérables : elle possède une force économique qui fait d’elle le premier exportateur mondial; elle dispose avec le marché intérieur et l’euro d’un socle sur lequel appuyer son développement; elle accueille sur son sol 21 des 46 pôles technologiques mondiaux; elle est forte d’une assise sociale qui assure la solidarité et la cohésion.

Néanmoins, faute d’avoir placé au cœur de son projet politique une stratégie économique cohérente, soutenue et acceptée par tous, l’Union européenne a cessé d’être un moteur de croissance et peine à rejoindre le train de l’expansion.

Le bouleversement du paysage économique et politique mondial impose à l’UE de mener une politique économique cohérente. Il s’agit notamment de consolider la politique commerciale communautaire en renforçant l’expression collective de l’Union dans les négociations commerciales bilatérales et multilatérales.

Solutions envisagées  :

Des progrès sont nécessaires :

  • sur la propriété intellectuelle et dans la lutte contre la contrefaçon;

La protection de la propriété intellectuelle est la condition sine qua non du développement de l’innovation. Le retard européen, souligné lors du dernier G8 patronal à Berlin, doit être comblé. Il appartiendra à la France de proposer un plan d’action ambitieux pour la protection des droits de propriété intellectuelle/industrielle et pour la lutte contre la contrefaçon. L’Europe ne protège pas suffisamment ses producteurs contre les contrefaçons en provenance des pays tiers, qui perturbent gravement le commerce mondial et entraînent des pertes élevées en termes d’emplois et de croissance. Elle doit se doter d’outils efficaces pour enrayer ce fléau, notamment par la mise en place d’un organisme jouant un rôle semblable à celui de l’ITC (International Trade Commission) américaine.

  • dans le dialogue à conduire avec les pays émergents et les pays en voie de développement;

La présidence portugaise du second semestre 2007 va intensifier les négociations bilatérales avec l’Inde, la Chine, l’Ukraine, l’Afrique et la Russie. Il convient d’atteindre un objectif d’équité et de réciprocité, dans les conditions d’accès respectives aux marchés. Cet objectif inclut l’élimination progressive des obstacles non tarifaires aux échanges.

  • dans la facilitation des échanges avec le reste du monde;

Une des priorités françaises doit être la promotion des normes européennes et la poursuite de la convergence du système européen de normalisation et des systèmes internationaux.

La question commerciale ne saurait être traitée, en excluant la question de la parité des monnaies (monitoring du taux de change de l’euro par rapport au dollar et aux principales monnaies asiatiques liées au dollar). Dans le système monétaire instable et déséquilibré, l’euro a tendance à jouer le rôle de variable d’ajustement, d’où la nécessité impérieuse d’un pilotage de la zone euro.

  • Propositions pour la présidence française

1-Mettre en place un plan de lutte contre la contrefaçon

2-Réaffirmer la pertinence des instruments de défense commerciale

3-Poursuivre les dialogues bilatéraux engagés par l’Union européenne, notamment avec l’Afrique