Marine Le Pen veut rompre les coopérations militaires avec l’Allemagne

Si elle est élue le 24 avril prochain, Marine Le Pen arrêtera tous les programmes d’armement communs avec l’Allemagne et propose ainsi un changement radical dans les relations franco-allemandes.

Euractiv France
Marine Le Pen presser in Paris
La candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle présentait mercredi (13 avril) son programme en matière d’affaires étrangères et de diplomatie aux journalistes. [EPA-EFE/YOAN VALAT]

Si elle est élue le 24 avril prochain, Marine Le Pen arrêtera tous les programmes d’armement communs avec l’Allemagne et propose ainsi un changement radical dans les relations franco-allemandes.

La candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle présentait mercredi (13 avril) son programme en matière d’affaires étrangères et de diplomatie aux journalistes.

Elle a notamment annoncé que, si elle est élue présidente dans dix jours, elle mettra fin à tous les programmes d’armement communs avec l’Allemagne, qui est selon elle « le négatif absolu de l’identité stratégique française ».

La France ayant un système fondé sur « l’indépendance, la dissuasion et un modèle d’armée et industriel complet de rang mondial », les « divergences stratégiques [sont] irréconciliables » entre les deux pays, selon la candidate à l’élection présidentielle.

Marine Le Pen a indiqué qu’une fois élue, elle cesserait de soutenir « la revendication allemande d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies ».

Elle prône aussi un « rapprochement stratégique » entre la Russie et l’OTAN, une fois la guerre en Ukraine terminée, car selon elle personne n’a « intérêt à voir émerger une étroite union sino-russe ».

Dans le camp du président sortant, l’on dénonce le risque d’isolement de la France au vu des propositions faites en matière de diplomatie et d’affaires étrangères par Mme Le Pen, qui « rêve d’une France sans autres alliés que la Russie, tournant le dos à l’OTAN, à l’Union européenne, à l’Allemagne », selon Nathalie Loiseau, eurodéputée Renew.

Les questions ont été nombreuses sur les relations entre Mme Le Pen et les pouvoirs autoritaires : Bachar Al Assad, Viktor Orbàn et bien sûr Vladimir Poutine ont été évoqués. La séquence a été perturbée par des militants voulant rappeler les relations conciliantes de la candidate d’extrême droite à l’égard du président russe. Ils ont été évacués assez violemment de la salle par son service d’ordre.