Marine Le Pen s’oppose à l’envoi d’armes lourdes à l’Ukraine, ce qui aggraverait la guerre
La leader d’extrême droite et députée Marine Le Pen s’est opposée à l’envoi de chars lourds à l’Ukraine, craignant une escalade dans le conflit contre le régime de Vladimir Poutine.
La leader d’extrême droite et députée Marine Le Pen s’est opposée à l’envoi de chars lourds à l’Ukraine, craignant une escalade dans le conflit contre le régime de Vladimir Poutine.
Alors que la pression sur l’envoi d’armes lourdes – notamment de chars Léopard 2 – sur l’Allemagne et le gouvernement dirigé par Olaf Scholz augmente, le débat s’intensifie en France également.
Dimanche, le président français Emmanuel Macron a indiqué que « rien n’est exclu » concernant la livraison de chars lourds français à l’Ukraine. Il assure avoir chargé le ministre des Armées de « travailler » à la possibilité que les chars Leclerc soient livrés à Kiev.
Les différentes personnalités politiques françaises ont donc été appelées à se positionner sur le sujet. Pour l’extrême droite, Marine Le Pen exclut catégoriquement que la France et l’Occident envoient des chars lourds à l’Ukraine. « La question c’est : est-ce que tout cela ne va pas aggraver cette guerre ? », s’est-elle interrogée lundi (23 janvier) sur BFMTV. Une escalade qui, selon elle, porte un risque d’ « internationaliser le conflit » et de « s’éloigner d’une solution négociée de paix ».
L’argument du risque d’escalade est en réalité plutôt partagé par l’ensemble de la classe politique et par le président français lui-même. Il souhaite néanmoins que l’envoi d’armes lourdes soit un effort coordonné « de manière collective avec nos principaux alliés » et qu’il n’ait pas pour conséquence d’ « affaiblir nos capacités propres de défense ». Or la France compte à peine plus de 200 chars en état de marche, et leur production est à l’arrêt depuis 2008. Les rénovations d’une cinquantaine de chars seraient en cours.
Ainsi, les autorités et diplomates français laissent entendre que les chars lourds français ne pourraient que faire partie d’un convoi plus important, avec notamment des chars de fabrication allemande ou américaine, qui existent en plus grand nombre.