Marine Le Pen critique les sanctions « irréfléchies » contre Moscou, les progressistes contre-attaquent

La dirigeante de l’extrême droite française a critiqué l’attitude « impériale » de l’Union européenne, avant d’être fortement attaquée par les centristes et la gauche, qui l’accusent d’être une « complice de Vladimir Poutine ».

Euractiv France
Marine Le Pen at the French National Assembly in Paris
L'ancienne candidate d'extrême droite à l'élection présidentielle Marine Le Pen et Sébastien Chenu, devenu vice-président de l'Assemblée nationale, ici lors d'une conférence de presse en 2019. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

La dirigeante de l’extrême droite française a critiqué l’attitude « impériale » de l’Union européenne, avant d’être fortement attaquée par les centristes et la gauche, qui l’accusent d’être une « complice de Vladimir Poutine ».

Lors des universités d’été de son parti dimanche (18 septembre), l’ancienne candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle Marine Le Pen a reproché à la présidente de la Commission d’avoir tenu un « discours hallucinant ». Selon elle, Ursula von der Leyen « ne cherche même plus à invoquer une coopération pour la paix, mais s’enferre dans de vaines et dangereuses postures belliqueuses ».

Pour Mme Le Pen, le gouvernement français s’est rendu coupable de fautes géopolitiques majeures, « en s’emballant avec une Union européenne hystérisée par la guerre en Ukraine, dans des sanctions inappropriées et irréfléchies » contre le régime de Vladimir Poutine.

Les élus qui soutiennent la Commission dans son aide à l’Ukraine ont dénoncé lundi (19 septembre) les propos de la cheffe de l’extrême droite française : l’eurodéputé du groupe des socialistes européens (S&D) Raphaël Glucksmann estime que Mme Le Pen est « du mauvais côté de l’histoire de A à Z » et qu’elle est elle-même « le relais de l’impérialisme russe ».

Selon Stéphane Séjourné, nouveau secrétaire général de Renaissance et chef du groupe Renew au Parlement européen, « Marine Le Pen est scandaleuse » et s’érige ainsi en « première complice du régime de Vladimir Poutine ».

Marine Le Pen s’est aussi réjouie de la « vague patriote » qui s’annonce en Europe – après les élections suédoises et en vue de celles italiennes ce dimanche (25 septembre) – qui symbolise « le désaveu d’une Union européenne (…) à l’extension illimitée, qui porte une vision qui n’est même plus fédérale, mais impériale ».