Manifestation à Paris pour appeler à « l'union de la gauche » pour les législatives

Suite à l’annonce de dissolution de l’Assemblée nationale, plusieurs centaines de jeunes militants se sont rassemblées dimanche (9 juin) place de la République à Paris pour dénoncer « la menace de l’extrême droite », désormais aux portes du pouvoir.

Euractiv France
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Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dimanche soir pour appeler à l'union de la gauche pour les Législatives.

Suite à l’annonce de dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, plusieurs centaines de jeunes militants de gauche se sont rassemblées, dimanche (9 juin), sur la place de la République à Paris pour dénoncer « la menace de l’extrême droite », désormais aux portes du pouvoir. Leur mot d’ordre pour les élections législatives : « l’union de la gauche ».

Sitôt les résultats décevants des Européennes absorbés, de jeunes écologistes, dont la tête de liste Marie Toussaint a obtenu 5,2 % des voix, se sont donné rendez-vous, dimanche soir, sur place de la République pour faire entendre leur colère.

« Nous avons très peur pour la suite », lâche une jeune militante écologiste déboussolée après cet « ascenseur émotionnel ». « Emmanuel Macron n’avait aucune obligation de dissoudre l’Assemblée, suite aux résultats des élections européennes », surenchérit une autre, exaspérée.

Les slogans visent Emmanuel Macron, et surtout le Rassemblement national (RN), qui s’est illustré par un score historique aux élections (32,3% ). « La jeunesse emmerde le Front national » et le slogan italien « Siamo tutti antifascisti » (« Nous sommes tous antifascistes ») résonnent sous la statue de Marianne.

Alors que Marie Toussaint appelait à une nouvelle « union de la gauche » après les résultats – un mot d’ordre martelé après l’annonce de la dissolution -, les jeunes écologistes ont rapidement convié leurs camarades de gauche à se rassembler dans les rues.

« L’union commence ce soir »

Aux côtés des drapeaux EELV (Europe Ecologie les Verts), flottent des bannières socialistes et même de la NUPES – la formation de rassemblement de la gauche pour les élections législatives de 2022, qui a périclité depuis. Sur les pancartes on peut lire « Union de la gauche ».

« Nous sommes là pour dire qu’il y a une autre option que la majorité présidentielle et le RN. Il existe une autre option, qui reste la deuxième force politique au Parlement européen : c’est la gauche », insiste auprès d’Euractiv Julien Layan, coordinateur national des Jeunes Génération.s, une branche du Parti socialiste.

Les militants de la France Insoumise (LFI), dont la tête de liste Manon Aubry n’a pas abordé le sujet de l’union après l’annonce du président de la République, se faisaient plus rares, bien que les manifestants l’assuraient :  « Ils sont là ! »

« Nous n’avons pas le choix que d’être unis, dès demain. Nous sommes déjà en ordre de marche pour les législatives », prévient une autre militante, enthousiaste à l’idée de « repartir pour un tour ».

Si le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et le chef du Parti socialiste Raphaël Glucksmann considèrent leurs gauches comme « irréconciliable », Julien Laya en est convaincu : « Il n’y a pas un fossé entre ces deux-là. Mais entre ces deux-là et le Rassemblement national, si. Cette fois, ça va marcher ».

« L’union commence ce soir », conclut-il. Les militants de gauche sont déjà en ordre de bataille pour les législatives qui se dérouleront le 30 juin et 7 juillet 2024.

[Édité par Anna Martino]