Mandelson prêt à protéger l'industrie textile européenne ? [FR]
Le Commissaire en charge du commerce, Peter Mandelson, a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les importations de textiles chinois dans l'UE. Sur la base des résultats obtenus, la Commission pourrait décider de mettre en oeuvre des "mesures de sauvegarde" pour protéger son secteur textile.
Le Commissaire en charge du commerce, Peter Mandelson, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les importations de textiles chinois dans l’UE. Sur la base des résultats obtenus, la Commission pourrait décider de mettre en oeuvre des « mesures de sauvegarde » pour protéger son secteur textile.
Lors d’un point de presse organisé dimanche 24 avril, Peter Mandelson a commenté les chiffres faisant étant d’une hausse spectaculaire des importations de textiles chinois en Europe, et annoncé l’ouverture d’une enquête de la Commission sur neuf catégories de produits particulièrement affectés. Bien que le Commissaire au commerce ait souligné qu’il privilégierait d’abord le dialogue avec les autorités chinoises, la porte est désormais ouverte pour la mise en oeuvre de « mesures de sauvegarde » dans un délai relativement bref. De leur côté, les Etats-Unis ont déjà mis en place plusieurs mesures de protection.
L’arrivée massive de produits textiles chinois sur les marchés européens est observée depuis le 1er janvier 2005, date d’expiration d’un accord de l’OMC datant de 1965 et permettant l’instauration de quotas sur le textile et les produits de confection. L’industrie textile européenne réclame une intervention des autorités européennes pour remédier à une situation jugée particulièrement préocccupante – pour certaines catégories de produits (notamment les T-shirts), les importations en provenance de Chine ont ainsi augmenté de plus de 500%, entraînant une chute des prix de 26% en moyenne au sein de l’UE.
Le directeur général de l’OMC, Supachai Panitchpakdi, a déclaré que les autorités des régions et des pays concernés devaient se garder de toute réaction précipitée. Selon lui, la mise en oeuvre de mesures protectionnistes devrait être évitée pendant au moins un an, le temps pour le marché de revenir à une situation d’équilibre.