Malgré une pneumonie « aiguë », Ursula von der Leyen continue d’assurer ses fonctions
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, poursuit ses activités depuis son domicile à Hanovre, en Allemagne, malgré une pneumonie « aiguë », a annoncé ce lundi 6 janvier la porte-parole en chef de l’exécutif européen.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, poursuit ses activités depuis son domicile à Hanovre, en Allemagne, malgré une pneumonie « aiguë », a annoncé ce lundi 6 janvier la porte-parole en chef de l’exécutif européen.
« Persévérante et dévouée comme elle l’est, elle continue à faire tourner les affaires ; elle est en contact quotidien avec son équipe », a déclaré la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, à la presse à Bruxelles. Elle a ajouté que la présidente avait eu un appel téléphonique concernant le voyage aux États-Unis de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a rencontré le futur président américain Donald Trump en Floride au cours du week-end.
La Commission a annoncé vendredi 3 janvier qu’Ursula von der Leyen, âgée de 66 ans, avait contracté une pneumonie « aiguë » — une infection grave des poumons.
« La pneumonie est une maladie grave » qui « doit être prise au sérieux », a déclaré Paula Pinho. Néanmoins, les fonctionnaires de la Commission européenne insistent sur le fait qu’Ursula von der Leyen continue à travailler depuis chez elle et que, malgré sa maladie, elle n’a pas cédé les rênes à un remplaçant.
Bien que la Commission n’ait pas de plan de succession officiel en cas d’incapacité de la présidente, celle-ci a nommé l’année dernière Teresa Ribera, qui occupe le poste de commissaire au Climat, comme « première » vice-présidente de l’exécutif de l’UE.
Teresa Ribera est l’une des six vice-présidents exécutifs du Collège des commissaires, qu’Ursula von der Leyen est chargée de présider.
La porte-parole de la Commission a confirmé lundi que Teresa Ribera serait la remplaçante désignée si Ursula von der Leyen devait en nommer une.
« Si la nécessité de remplacer [Ursula von der Leyen] se fait sentir, par exemple, lors d’une réunion du Collège, nous nous conformerons à la procédure normale dans ce genre de situation », a affirmé Paula Pinho.
« Dans l’ordre de remplacement, le prochain collègue et membre du collège serait en effet la vice-présidente exécutive [Teresa] Ribera. »
Paula Pinho a refusé de préciser pourquoi Ursula von der Leyen n’avait pas déjà délégué ses tâches à la commissaire espagnole pour se donner le temps de se rétablir.
« La présidente se repose et se rétablit », a déclaré la porte-parole. « Elle prend soin d’elle et s’assure qu’elle sera en pleine forme et capable de reprendre la routine quotidienne. »
« Mais en attendant, et dans la mesure où son état [de santé] le lui permet, elle continue de faire avancer les choses. »
Depuis son entrée en fonction en 2019, Ursula von der Leyen s’est forgée une réputation de stakhanoviste. Au début de son premier mandat, son équipe avait annoncé qu’elle avait l’intention de dormir dans une chambre à côté de son bureau, au 13e étage du Berlaymont, le siège de la Commission européenne à Bruxelles.
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[Édité par Anna Martino]