M. Bush devra s'exprimer sur la question des visas pour les citoyens européens [FR]
Lors de leur rencontre le 21 juin 2006 à Vienne, dans le cadre du sommet UE-Etats-Unis, le président de la Commission, José Manuel Barroso, fera pression sur le président américain George Bush pour que les Etats-Unis suppriment leurs restrictions en matière de visas pour les citoyens européens.
Lors de leur rencontre le 21 juin 2006 à Vienne, dans le cadre du sommet UE-Etats-Unis, le président de la Commission, José Manuel Barroso, fera pression sur le président américain George Bush pour que les Etats-Unis suppriment leurs restrictions en matière de visas pour les citoyens européens.
Alors que les relations transatlatiques s’améliorent, les négociations entre l’UE et les Etats-Unis pourraient prendre une nouvelle tournure depuis que José Manuel Barroso a exprimé son indignation au sujet de la réticence des Etats-Unis à inclure désormais l’ensemble des citoyens européens dans leur programme de dispense de visa, comme l’avait promis George Bush lors de sa visite en Slovaquie en février 2005.
Pour l’instant, les citoyens de 10 des 25 Etats membres de l’UE (les dix nouveaux Etats membres moins la Slovaquie, plus la Grèce) doivent suivre une procédure de demande de visas très longue pour entrer sur le territoire américain. Selon le Financial Times, M. Barroso a déclaré qu’il ne pouvait tolérer que les citoyens européens soient soumis à différents systèmes de visas selon leur pays d’origine. Il aurait également indiqué que l’UE envisageait de prendre des mesures de représailles et d’imposer, par exemple, une obligation de visas au personnel diplomatique américain détaché dans les pays européens.
Dans le cadre de leur ‘guerre contre le terrorisme’, les Etats-Unis ont établi des critères stricts pour les pays souhaitant faire partie de leur programme de dispense de visa. Il est peu probable que le Congrès américain décide d’assouplir ces critères pour répondre aux exigences de l’UE. La Cour européenne de Justice ayant décidé dans un arrêt du 30 mai 2006 que le transfert des données relatives aux passagers aériens européens vers les autorités américaines était illégal, les dispositions du programme de dispense de visas devront être renégociées. L’arrêt entrera en vigueur le 30 septembre 2006.
Amnesty International souhaite que les dirigeants européens demandent également aux Etats-Unis de mettre fin aux transferts illégaux de prisonniers en Europe et de fermer le centre de détention de Guantánamo. Aucune de ces deux questions ne figure dans les communiqués de presse de la Commission et de la présidence autrichienne en amont du sommet.