Lufthansa invoque la flambée des prix du kérosène pour justifier la suppression de ses liaisons CityLine

La filiale régionale de la compagnie aérienne allemande devrait cesser ses activités d'ici deux jours

EURACTIV.com
[Photo : Thomas Lohnes/Getty Images]

Lufthansa, deuxième compagnie aérienne européenne, a réagi à la flambée des prix du kérosène provoquée par la guerre en Iran en accélérant ses projets visant à mettre hors service les avions peu performants et à supprimer les liaisons déficitaires.

« Ce plan visant à accélérer la mise en œuvre de mesures concernant la flotte et les capacités est inévitable compte tenu de la forte hausse des coûts du kérosène et de l’instabilité géopolitique », a expliqué jeudi le directeur financier Till Streichert dans un communiqué.

La compagnie allemande a annoncé qu’elle mettrait immédiatement fin aux activités de sa filiale « déficitaire » Lufthansa CityLine afin de limiter les pertes et de réaliser des économies de carburant.

Cela signifie que 27 appareils desservant les principaux hubs de Francfort et Munich « seront définitivement retirés du programme de vols », a précisé Lufthansa.

Dans un deuxième temps, la compagnie se séparera de quatre Airbus plus anciens et mettra à l’arrêt deux Boeing vieillissants à partir du mois d’octobre. Enfin, elle réduira encore davantage son trafic court et moyen-courrier pendant la saison hivernale – une réduction équivalente à l’exploitation de cinq appareils.

Lufthansa a déclaré qu’elle devait s’approvisionner en carburant à des prix de marché plus élevés pour environ 20 % de ses besoins, et que les réductions annoncées permettraient à la compagnie de réduire ces besoins d’environ 10 %.

Cette nouvelle est tombée alors que les pilotes de la compagnie aérienne allemande entamaient le premier jour d’une grève de deux jours déclenchée par des désaccords sur les salaires et le régime de retraite de la compagnie.

(rh)