L’UE s’engage à investir dans l’énergie propre en Afrique
L’UE s’est engagée à accroître les investissements dans les projets d’énergie propre en Afrique ainsi qu’à augmenter les investissements dans les infrastructures dans le cadre de son programme « Global Gateway », à la suite d’une réunion entre la Commission européenne et l’Union africaine (UA).
L’Union européenne s’est engagée à accroître les investissements dans les projets d’énergie propre en Afrique ainsi qu’à augmenter les investissements dans les infrastructures dans le cadre de son programme « Global Gateway », à la suite d’une réunion entre la Commission européenne et l’Union africaine (UA).
Lors de la réunion qui s’est tenue à Bruxelles lundi (28 novembre), la première depuis le sommet UE-Afrique en février, l’UE a convenu de lancer un programme de 750 millions d’euros pour soutenir les investissements dans les infrastructures de transport, de numérisation et de connectivité énergétique en Afrique.
Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du programme Global Gateway, considéré comme la réponse de l’UE à l’initiative chinoise des Nouvelles routes de la soie.
Les liens entre l’Afrique et l’Union européenne ont été fortement éprouvés par la guerre en Ukraine, qui a amené plusieurs États membres de l’UE à négocier des accords gaziers avec des États africains.
Par ailleurs, les tensions sont encore montées d’un cran avec la hausse des prix du blé et des céréales dans les pays africains, ainsi qu’avec l’hésitation de certains d’entre eux à prendre position contre la Russie.
Lors d’un entretien avec EURACTIV la semaine dernière, le responsable des affaires étrangères de l’UE, Josep Borrell, a concédé qu’en termes de diplomatie et d’influence, l’UE avait « perdu l’Afrique petit à petit ».
La réunion intervient également une semaine après que la COP27 en Égypte a abouti à un accord sur un fonds pour les « pertes et dommages ». Toutefois, l’échec de l’accord sur l’élimination progressive des combustibles fossiles a poussé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, à accuser les États africains et la présidence égyptienne d’avoir fait preuve de lenteur et de manque d’organisation.
Les dirigeants africains ont salué l’avancée sur les « pertes et dommages », mais la perspective d’une attente prolongée avant qu’elle ne soit opérationnelle et l’incapacité, après près d’une décennie, à respecter les engagements financiers en matière de climat fixés lors de la COP de Paris, incitent à la prudence.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a quant à lui déclaré que « l’injustice » des engagements financiers non tenus dans le passé « doit être réparée ».
Parallèlement, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis qu’il pourrait se produire « un moment décisif où nous pourrions unir nos forces » en matière de politique énergétique.
« L’Afrique dispose de ressources abondantes en matière d’énergie propre. Le passage à l’énergie propre — si nous le faisons correctement — pourrait permettre aux Africains d’accéder à une énergie propre produite localement et abordable », a-t-elle déclaré.
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[Édité par Anne-Sophie Gayet]