L’UE s’accorde pour sanctionner le média prorusse Voice of Europe

Les Vingt-Sept se sont mis d’accord mercredi (15 mai) pour interdire dans l’UE la diffusion du média prorusse Voice of Europe et celle de trois autres médias russes, a appris l’AFP de sources diplomatiques.

EURACTIV France avec AFP
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Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont approuvé ces sanctions contre Voice of Europe, l’agence publique russe Ria Novosti, ainsi que les journaux russes Izvestia et Rossiiskaia Gazeta, ont précisé ces sources diplomatiques à Bruxelles. [Shutterstock/lazyllama]

Les Vingt-Sept se sont mis d’accord mercredi (15 mai) pour interdire dans l’UE la diffusion du média prorusse Voice of Europe et celle de trois autres médias russes, a appris l’AFP de sources diplomatiques.

Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont approuvé ces sanctions contre Voice of Europe, l’agence publique russe Ria Novosti, ainsi que les journaux russes Izvestia et Rossiiskaia Gazeta, ont précisé ces sources diplomatiques à Bruxelles.

En mars, les services de renseignement tchèques a affirmé avoir débusqué un réseau financé par Moscou pour répandre de la propagande favorable à la Russie en Europe, visant en particulier le Parlement européen avant les élections européennes de juin.

Le groupe se servait du site web d’information Voice of Europe, dont le siège est à Prague, pour diffuser des informations destinées à dissuader l’UE d’envoyer de l’aide à l’Ukraine.

Le parquet fédéral belge a ouvert de son côté une enquête sur des soupçons de corruption d’eurodéputés après l’identification d’un réseau d’influence financé par Moscou lié au site web.

Les Vingt-Sept avaient déjà interdit la diffusion en Europe de plusieurs médias russes ou prorusses, dont Russia Today, accusant Moscou d’utiliser ces médias pour « propager sa propagande et conduire des campagnes de désinformation, y compris au sujet de son agression militaire contre l’Ukraine », selon le site internet de l’UE.

Cette interdiction de diffusion concerne tous les moyens de transmission et de distribution depuis ou à destination des États membres de l’UE, que ce soit via le câble, le satellite, l’internet ou encore des plateformes et applications sur téléphones portables.

Ces médias et leurs journalistes peuvent néanmoins continuer à travailler dans l’Union européenne, tant qu’ils n’y diffusent pas leurs productions ou articles, précise Bruxelles, ajoutant que des personnalités médiatiques russes ont également été sanctionnées dans le passé.