L'UE doit garantir la pérennité de son soutien à l'Ukraine, selon Charles Michel
Le président du Conseil européen, le belge Charles Michel, a appelé les dirigeants de l'UE a « garantir la pérennité du soutien militaire et financier à l'Ukraine » lors de leur sommet jeudi 15 décembre à Bruxelles.
Le président du Conseil européen, le belge Charles Michel, a appelé les dirigeants de l’UE a « garantir la pérennité du soutien militaire et financier à l’Ukraine » lors de leur sommet jeudi 15 décembre à Bruxelles.
La réunion durera une journée. Elle aura été précédée mercredi par un sommet entre les 27 et leurs homologues des 10 membres de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN).
Charles Michel a appelé lundi 12 décembre dans sa lettre d’invitation à des décisions pour assurer une aide aux millions de civils privés d’électricité, de chauffage et d’eau courante en Ukraine avec l’arrivée de la neige et des températures inférieures à zéro.
« Au-delà des besoins immédiats du pays, un débat de fond est également nécessaire sur la manière de garantir la pérennité de notre soutien militaire et financier à l’Ukraine », a-t-il ajouté.
L’Union européenne s’est engagée à fournir à Kiev une assistance macro-financière de 18 milliards d’euros durant l’année 2023. Un accord sur les modalités de ce soutien qui prendra la forme de prêts à taux zéro doit encore être finalisé.
Les dirigeants de l’UE doivent par ailleurs sécuriser leurs approvisionnements énergétiques pour « anticiper les défis de l’année prochaine », a insisté Charles Michel.
La Russie peut cesser ses approvisionnements en gaz et un déficit de 30 milliards de m3 est prévisible, ont averti lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Fatih Birol, le patron de l’Agence Internationale de l’Energie.
« Nos perspectives de croissance future dépendent non seulement de notre capacité à gérer le choc énergétique à court terme, mais aussi de la capacité de nos industries à rester compétitives, de notre capacité à innover et à investir dans les technologies de demain », a insisté Charles Michel.
Un échange est prévu sur les relations avec les Etats-Unis à la lumière des dernières décisions économiques de l’administration américaine, notamment les subventions massives de « l’Inflation Réduction Act »(IRA) pour le climat et les dépenses sociales, a-t-il indiqué. Les Européens dénoncent une démarche protectionniste et discriminatoire.