L'UE approuve son 17e paquet de sanctions contre la Russie

Les ambassadeurs des États membres de l'UE ont approuvé mercredi 14 mai une nouvelle série de sanctions à l'encontre de la Russie, à la veille de pourparlers de paix entre le Kremlin et les responsables ukrainiens à Istanbul.

EURACTIV.com
Moscow celebrates 80th Anniversary of Victory in the Great Patriotic War
Ces nouvelles mesures restrictives interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis en début de semaine de rencontrer « personnellement » son homologue russe Vladimir Poutine jeudi 15 mai à Istanbul. [Getty Images/Sergey Bobylev_RIA Novosti_Anadolu]

Les ambassadeurs des États membres de l’UE ont approuvé mercredi 14 mai une nouvelle série de sanctions à l’encontre de la Russie, alors que le bloc continue d’intensifier la pression sur Moscou à la veille de pourparlers de paix entre le Kremlin et les responsables ukrainiens.

Cette nouvelle série de sanctions, la 17e depuis le début de l’invasion totale de l’Ukraine par la Russie en février 2022, comprend des interdictions de visa et le gel des avoirs de hauts responsables politiques et économiques russes.

Les sanctions comprennent également l’interdiction d’exporter certains produits chimiques pouvant servir à la fabrication d’armes, des restrictions commerciales envers de nombreuses entreprises impliquées dans le contournement des sanctions déjà imposées, ainsi que l’ajout à une liste noire de près de 200 navires russes impliqués dans le contournement du plafonnement des prix du pétrole imposé par l’Occident.

Des diplomates ont précisé que la Hongrie et la Slovaquie, considérées comme les membres de l’UE les plus favorables à Moscou en raison de leur forte dépendance à l’énergie russe, ont néanmoins soutenu cette série de sanctions, jugée relativement faible.

Ce train de sanctions est distinct des mesures évoquées le week-end dernier par les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de la Pologne et du Royaume-Uni, qui avaient menacé Moscou de mesures punitives « massives » si un cessez-le-feu de trente jours n’était pas instauré avant lundi minuit.

Mardi 13 mai, les ministres des Finances suédois et lituanien ont publiquement réclamé un 18e paquet de sanctions, après le refus de la Russie de répondre favorablement à l’appel à un cessez-le-feu.

Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l’Économie, a réaffirmé mardi que l’UE restait déterminée à « à faire pression sur l’agresseur » russe, tant en introduisant de nouvelles sanctions qu’en renforçant la mise en œuvre des mesures existantes, si aucun accord de paix n’était conclu.

Il a également souligné que la manière la plus efficace de priver Moscou de revenus finançant sa guerre était de restreindre ses gains issus des exportations d’énergie.

Ces nouvelles mesures restrictives interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis en début de semaine de rencontrer « personnellement » son homologue russe Vladimir Poutine jeudi 15 mai à Istanbul.

Mardi soir, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré qu’une « délégation » de responsables russes se rendrait en Turquie, sans pour autant confirmer la participation de Vladimir Poutine à cette rencontre.

Le président américain Donald Trump, actuellement en visite au Moyen-Orient, n’a pas exclu de participer à la réunion en Turquie.

Le nouveau train de sanctions sera officiellement approuvé par les ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles mardi 20 mai.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]