L’OMS lance un plan de 120 millions d’euros pour lutter contre le mpox
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un plan mondial d’une valeur de 120 millions d’euros pour lutter contre la variole du singe (mpox) ces six prochains mois, tandis que le gouvernement allemand a annoncé le don de 100 000 doses de vaccin.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un plan mondial d’une valeur de 120 millions d’euros pour lutter contre la variole du singe (mpox) ces six prochains mois, tandis que le gouvernement allemand a annoncé le don de 100 000 doses de vaccin.
Le plan de l’OMS, présenté le 23 août, prévoit la mise en œuvre de mesures de surveillance, de prévention et de préparation, ainsi qu’un accès équitable aux vaccins et aux tests de diagnostic.
Compte tenu de l’offre limitée de vaccins, les personnes à haut risque et les professionnels de la santé seront privilégiés. L’Union européenne (UE) a pour sa part proposé de coordonner les dons de vaccin.
« Les épidémies de mpox en République démocratique du Congo et dans les pays voisins peuvent être contrôlées et stoppées », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Ce dernier a insisté sur le rôle et la collaboration des acteurs locaux, régionaux et internationaux, y compris de la communauté des chercheurs. L’OMS organisera une conférence scientifique virtuelle les 29 et 30 août, avec la participation de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).
« Ce plan stratégique de préparation et d’intervention aux épidémies est fondé sur les principes d’équité, de solidarité mondiale, d’autonomisation des communautés, de droits humains et de coordination intersectorielle », a déclaré le secrétaire général.
L’Allemagne et l’Espagne font dons de doses de vaccin
Le gouvernement allemand a annoncé lundi 26 août le don de 100 000 doses de vaccin contre le mpox provenant des stocks de la Force de Défense fédérale (Bundeswehr) afin de soutenir les efforts internationaux visant à endiguer l’épidémie qui sévit sur le continent africain.
Cette initiative, coordonnée par le ministère fédéral des Affaires étrangères, devrait aider les pays touchés, en particulier la République démocratique du Congo, le Burundi et les pays voisins d’Afrique de l’Est.
L’Allemagne fournit également un financement modulable à l’OMS, y compris des contributions au Fonds de réserve pour les situations d’urgence, et collabore avec l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) pour l’achat de vaccins et de matériel.
À court terme, l’Allemagne déploiera un laboratoire mobile au Congo et formera une équipe d’experts en santé qui se concentrera sur la prévention et le diagnostic des infections. À moyen terme, elle entend travailler avec des partenaires européens pour aider l’Union africaine à mettre en place une production locale de vaccins, afin de garantir une réponse plus durable à l’épidémie.
De son côté, l’Espagne a annoncé mardi qu’elle allait envoyer l’équivalent de 500.000 doses de vaccins dans plusieurs pays d’Afrique centrale afin de faire face à l’épidémie.
« L’Espagne a indiqué à la Commission européenne qu’elle allait faire un don représentant 20 % de son stock de vaccins, soit 100 000 ampoules correspondant à 500 000 doses de vaccins », pouvant permettre de vacciner jusqu’à un demi-million de personnes, explique dans un communiqué le ministère espagnol de la Santé.
Le gouvernement espagnol ne précise toutefois pas quels pays sont concernés, ni à quelle date les vaccins vont être envoyés.
Madrid encourage ses homologues européens à faire don à leur tour de 20% de leur stock et à ne pas « garder des vaccins là où il n’y a pas de problème ».
Le mpox est une maladie virale qui se propage de l’animal à l’Homme mais se transmet aussi entre humains par contact physique. Elle provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées.
La République démocratique du Congo, le Burundi et la Centrafrique sont les pays les plus touchés par la recrudescence de la maladie en Afrique, où des cas ont également été signalés dans une dizaine d’autres pays.
Cela a poussé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) en raison du variant 1b du virus, actuellement plus répandu et plus dangereux.
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[Édité par Anne-Sophie Gayet]